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    SNLE Boreï

    Comment fonctionne le "Baïkonour sous-marin"

    © Photo. service de presse de Sevmach
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    Pendant que le monde digère l'apparition en Russie des chars révolutionnaires Armata et d'autres véhicules terrestres, l'industrie de l'armement poursuit la construction de sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) du projet 955A Boreï, sachant que chacun d'eux est plus dangereux qu'une armée de blindés.

    En décembre 2014, la construction du sixième sous-marin de cette classe a commencé dans les chantiers navals de Sevmach. Les trois premiers SNLE, Iouri Dolgorouki, Alexandre Nevski et Vladimir Monomakh, ont rejoint les flottes de la mer du Nord et du Pacifique.

    Comme il se doit pour un sous-marin stratégique, les Boreï travaillent furtivement. Les SNLE sont une arme de riposte, c'est pourquoi leur furtivité est leur armement tout aussi important que les missiles intercontinentaux. La principale mission des Boreï consiste à se rendre sur ordre dans une région concrète et de lancer des missiles, la furtivité est donc une propriété clé pour ces sous-marins.

    Le sonar est la principale méthode de détection des sous-marins — le son se propage dans l'eau quatre fois plus vite que dans l'air et pratiquement sans perte. Par conséquent, c'est le sous-marin qui fait le moins de bruit qui est le mieux caché. En ce sens, les Boreï ont des meilleurs caractéristiques que le principal SNLE américain de classe Ohio avec un niveau de bruit de 93 et de 102 décibels respectivement.

    "Les sous-marins du projet 955 émettent cinq fois moins de bruit que les sous-marins de classe Chtchouka-B ou Anteï", expliquait Andreï Diatchkov, ancien directeur du bureau d'études Roubine où étaient conçus les Boreï.

    Autre moyen de défense important des sous-marins — entendre l'ennemi avant qu'il ne vous entende. Le sonar des Boreï permet de détecter des navires ennemis dans un rayon 50% supérieur à celui des systèmes les plus sophistiqués des sous-marins de classe Virginia, sans parler d'Ohio.

    Le sous-marin embarque, en fonction de sa version, 16 ou 20 missiles intercontinentaux Boulava-30 d'une portée de 8 000 km. Chaque missile est doté d'un système de franchissement de la défense antimissile, d'un dispositif de guerre électronique et porte dix ogives thermonucléaires à guidage individuel. Pour remplir d'autres tâches, le SNLE est muni de torpilles, de torpilles à supercavitation et de missiles de croisière.

    Le contrôle du sous-marin est complètement automatisé et son autonomie ne se limite aux réserves de provisions.

    Le quatrième sous-marin du projet 955 Kniaz Vladimir sera remise à la marine en 2017. Au total, le ministère de la Défense compte construire 10 SNLE de classe Boreï d'ici 2020.

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    R-30 Boulava, SNLE Orel, Vladimir Monomakh (sous-marin), 955 Boreï, Sevmach, Andreï Diatchkov
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