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La question du mont Blanc s'invite de nouveau dans les relations franco-italiennes.

Selon la plupart des cartes — y compris Google Maps — le plus haut sommet d'Europe se trouve en France. Mais dans les Apennins on n'est pas de cet avis, tout comme il y a déjà un siècle et demi, quand l'Italie unie venait de se former.

Les  îles Spratleys
© AP Photo / Roley Dela Pena, Pool
Le mont Blanc est le plus haut sommet des Alpes et de toute l'Europe, culminant à 4810 m au-dessus du niveau de la mer. De nouveaux litiges ont éclaté à son sujet fin juin après l'inauguration, en présence du premier ministre italien Matteo Renzi, d'un nouveau téléphérique dans les Alpes, construit par une compagnie italienne pour 138 millions d'euros. La visite d'événements mineurs par les dirigeants dans de tels cas est généralement un défi à la partie adverse et vise à prouver une fois de plus ses droits pour le territoire contesté.

Il n'est donc pas étonnant que même s'ils y avaient été invités, les dirigeants français ont refusé de manière ostentatoire de se rendre à l'inauguration. La France affirme que les trois principaux sommets de la chaîne — le dôme du Goûter, la Pointe Helbronner et le mont Blanc — se trouvent sur son territoire. Rome affirme le contraire.

La carte de la frontière entre la France et l'Italie passant par le mont Blanc est une annexe au Traité de Turin de 1860, conservée dans les archives. Cinq ans plus tard, la France a commencé à éditer des cartes où le mont Blanc se situait sur le territoire français. 150 ans ont passé depuis l'apparition de la première carte avec un mont Blanc français.

En 1947 et en 1963, la frontière franco-italienne a été précisée, mais la commission bilatérale ne s'est pas chargée de la question de l'appartenance du mont Blanc. Actuellement, il est formellement contrôlé par l'administration de la commune italienne de Courmayeur et de la commune française de Saint-Gervais-les-Bains. Sachant que la majeure partie est sous juridiction française.

Archipel de Spratleys
© AFP 2021 ROLEX DELA PENA / POOL
Google Maps est également du côté des Français. Sur ses cartes, la frontière entre la France et l'Italie passe au sud du mont Blanc, situant donc le plus haut sommet d'Europe se trouve dans l'Hexagone. Cependant, l'apparition de Matteo Renzi indique que l'Italie continue de considérer le mont Blanc comme à moitié italien. L'Elysée, contrairement à la presse française, n'a pas encore réagi à la démarche du premier ministre italien.

Toutefois, ce dernier ne souhaite pas exacerber les relations avec Paris. "Nous n'avons pas envahi la France. J'ai rencontré récemment à Bruxelles et à Milan le président français François Hollande et la ministre de l'Écologie Ségolène Royal. Je les ai avertis que je me rendrais au sommet de l'Europe. Nous entretenons de bonnes relations avec la France. J'espère que cela restera le cas", a répondu le premier ministre lors d'une conférence de presse à Rome.

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Tags:
France, Italie, Alpes, mont Blanc, Matteo Renzi, Ségolène Royal, François Hollande
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