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    Grèce

    Crise grecque: Washington garde un œil sur l'Europe

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    Le "compromis bruxellois" sur la Grèce entre en application, écrit vendredi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

    La sortie d'Athènes de la zone euro n'est plus à l'ordre du jour. Mercredi soir, le parlement grec a approuvé la liste des engagements et des réformes imposés à Athènes par l'Allemagne et d'autres pays créanciers comme conditions préalables pour que la Grèce puisse continuer de toucher l'aide financière européenne. Le Bundestag et les instances compétentes des autres membres de la zone euro devront terminer la rédaction d'un mandat de la Commission européenne pour les négociations sur une troisième tranche financière de 86-90 milliards d'euros au profit de la Grèce.

    Protestations contre le TTIP
    © AP Photo / Matthias Schrader
    Pour veiller au comportement des principaux acteurs sur l'arène européenne, la Maison blanche a envoyé en urgence son secrétaire au Trésor Jacob Lew sur le Vieux continent. Il a rencontré hier à Berlin son homologue allemand Wolfgang Schäuble avant de se rendre à Paris où l'attendait le ministre des Finances Michel Sapin. Il s'était entretenu mercredi à Francfort-sur-le-Main avec le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi.

    Ce voyage intervient après l'annonce, lundi, des résultats des négociations à Bruxelles. Bien que la sortie de la Grèce de la zone euro ait été empêchée, Washington s'inquiète visiblement du caractère explosif des problèmes accumulés. Les USA ne cachent pas leur préoccupation face à la préservation de l'aile grecque de l'Otan, la poursuite des négociations sur le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP) et le maintien de la politique de sanctions contre la Russie. La crise grecque pourrait détourner l'attention des Européens de ces questions.

    Drapeaux des pays membres de l'UE, Strasbourg
    © AP Photo / Christian Lutz
    Elle était encore discutée hier à tous les niveaux. Les parlements de l'Autriche et de la Finlande ont approuvé le mandat pour les négociations sur la troisième tranche d'aide à la Grèce. Les ministres des Finances de la zone euro, pour leur part, ont organisé une conférence téléphonique. Étant donné que les négociations sur cette nouvelle tranche d'aide prendront plusieurs semaines et que la Grèce étouffe, on étudiait en effet des solutions d'urgence pour renflouer ses caisses: l'Eurogroupe a finalement approuvé la délivrance à la Grèce d'un prêt relais de 7 milliards d'euros.

    L'issue des négociations de Bruxelles a également été soutenue hier par l'Assemblée nationale française. Le président François Hollande avait proposé la veille de former un "gouvernement économique" de l'UE. Le mémorandum du gouvernement italien suggère un système européen commun d'assurance chômage.

    Dans l'ensemble, la crise grecque a littéralement secoué l'Europe et le besoin de changements s'impose de lui-même. L'ex-président de la Commission européenne et ancien premier ministre italien Romano Prodi a déclaré hier à la chaîne allemande ARD: "Un profond fossé se creuse entre l'Allemagne et de nombreux autres pays. Je le répète, nous avons empêché que le pire arrive, mais pas la catastrophe".

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    Tags:
    zone euro, euro, Union européenne (UE), Grèce, États-Unis
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