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Le général Martin Dempsey, président du Comité des chefs d'état-major interarmées des USA, déplore que les missions de maintien de la paix de l'Onu se composent aujourd'hui essentiellement de représentants des pays pauvres, notamment d'Asie du Sud et d'Afrique, tandis que les États européens s'y intéressent de moins en moins.

Il avertit les diplomates de l'Onu contre l'indifférence croissante du public vis-à-vis des conflits armés à travers le monde, écrit jeudi le quotidien Nezavissimaïa gazeta. 

Plus de 120 000 casques bleus sont déployés aujourd'hui aux quatre coins de la planète: sur le plateau du Golan, au Soudan du Sud, au Mali, au Congo et au Darfour soudanais. Dempsey constate que l'intérêt de la communauté internationale dans les missions de maintien de la paix diminue, alors qu'elles sont de plus en plus sollicitées pour régler des conflits à travers la planète. Le général note que même si les soldats et les ressources des casques bleus sont fournis par 121 membres de l'Onu, les 16 opérations menées actuellement dépendent principalement des forces de pays pauvres, notamment d'Asie du Sud et d'Afrique. Le Bangladesh, l'Éthiopie et le Népal font partie des principaux pourvoyeurs de soldats.

De leur côté les États-Unis assument le rôle de principal sponsor — Washington assure 28% du financement du budget de maintien de la paix, qui dépasse 8,4 milliards de dollars selon le site des Nations unies. D'après le général américain, la responsabilité de la stabilité et de la sécurité dans le monde est répartie très inégalement et redresser cette situation sera l'unique moyen d'améliorer l'efficacité des institutions de maintien de la paix.

Washington appelle donc ses partenaires européens à jouer un rôle plus significatif dans leur fonctionnement, compte tenu des changements géopolitiques globaux.

Dempsey suggère de réformer le système de maintien de la paix de l'Onu. Il est persuadé que la création de forces de réaction rapide capables de partir dans un délai de 30 à 90 jours sur un théâtre d'opérations pour une durée limitée contribuerait à tuer les crises dans l'œuf et à prévenir l'escalade de la violence. Cela demande davantage de spécialistes compétents. Les casques bleus ont besoin également de matériel — de véhicules blindés, d'hélicoptères d'assaut, d'avions de transport, ainsi que d'équipements de reconnaissance et de communication.

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Casques bleus, Martin Dempsey
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