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L'Ouzbékistan choisit l'indépendance: le président Islam Karimov a déclaré hier que son pays préserverait son statut militaire de non-aligné, refuserait de déployer sur son territoire des bases étrangères ou encore d'envoyer ses militaires à l'étranger.

Le chef de l'État a souligné que ce principe était désormais "élevé au rang de loi nationale". Selon les experts, Karimov répondait à la proposition américaine de se joindre à la coalition internationale affrontant l'État islamique en Syrie et en Irak.

Le conseiller du secrétaire d'État américain pour l'Asie centrale et du sud Daniel Rosenblum, qui s'est rendu récemment à Tachkent, avait officiellement proposé à l'Ouzbékistan de rejoindre la coalition internationale combattant l'organisation terroriste État islamique. Le diplomate américain a noté que l'Ouzbékistan était un partenaire clé de l'Otan en Asie centrale et qu'il soutenait les États-Unis dans la lutte contre les talibans en Afghanistan. Il a rappelé que les USA avaient achevé avec succès la première tranche des fournitures de matériel militaire à l'Ouzbékistan pour plus de 6 millions de dollars — des livraisons effectuées dans le cadre du plan quinquennal de coopération militaro-technique bilatérale. Selon le diplomate américain, la participation de l'Ouzbékistan à la lutte contre l'EI aurait une signification positive. D'ailleurs, Washington a fait la même proposition au Tadjikistan.

Néanmoins, Islam Karimov a décliné la proposition. "L'Ouzbékistan n'adhérera jamais à un bloc militaro-politique ni ne déploiera ses militaires à l'étranger", a déclaré le président ouzbek pendant les festivités organisées à l'occasion de la journée de l'indépendance du pays.

Le président tadjik Emomali Rakhmon a préféré, pour sa part, ne faire aucun commentaire concernant la proposition de Washington à Douchanbé.

"La proposition américaine à ces deux pays est une construction purement politique qui a pour but d'impliquer les républiques d'Asie centrale dans une coopération militaire et politique plus active avec les USA", explique l'expert de l'Asie centrale et du Proche-Orient Alexandre Kniazev. D'ailleurs, cette coalition suscite des doutes au Proche-Orient, selon lui: elle n'a, depuis longtemps, aucune influence notable sur la situation.

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Tags:
Islam Karimov, Tachkent, Ouzbékistan, Afghanistan, Washington, Syrie, Irak
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