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L'Union européenne et les États-Unis envisagent d'instaurer de nouvelles sanctions contre la Russie si les autorités des républiques populaires autoproclamées de Donetsk (DNR) et de Lougansk (DNR) refusent d'organiser les élections locales le 25 octobre, date à laquelle elles se dérouleront sur le reste du territoire national.

Les élections sont prévues le 18 octobre pour Donetsk et le 1er novembre pour Lougansk. L'Occident est persuadé que la Russie a une influence illimitée sur les dirigeants des républiques du Donbass et considère ce refus d'organiser les élections le même jour que le reste de l'Ukraine comme une violation "ostentatoire" des accords de Minsk.

Les sources diplomatiques occidentales sont catégoriques: si les Donetsk et Lougansk ne changeaient pas la date des élections, l'Occident les accuserait de violation des accords de Minsk, et Moscou serait tenu pour responsable.

Le président ukrainien Piotr Porochenko avait déjà appelé Donetsk et Lougansk à renoncer aux élections locales des 18 octobre et 1er novembre, et à les organiser en conformité avec la législation ukrainienne. Réponse des autorités des républiques autoproclamées: les accords de Minsk ont été transgressés d'abord par Kiev, qui a adopté unilatéralement la loi sur les élections locales sans aucune concertation.

Les accords de Minsk stipulent que les parties doivent "entamer un dialogue sur les modalités d'organisation des élections locales conformément à la législation ukrainienne et à la loi sur le règlement temporaire d'autonomie locale dans certaines zones des régions de Donetsk et de Lougansk" dès le premier jour suivant le retrait des armements lourds de la ligne de contact". Les documents indiquent également que "les questions relatives aux élections locales doivent être discutées et concertées avec les représentants des régions de Donetsk et de Lougansk dans le cadre du groupe de contact". En outre, l'accord prévoit que les élections soient "organisées en respectant les normes de l'OSCE avec le suivi du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme (BIDDH) de l'OSCE".

Le BIDDH de l'OSCE a déjà annoncé être prêt à suivre les élections locales sur le reste du territoire ukrainien: le 31 août, le premier groupe du bureau est arrivé à Kiev pour préparer le déploiement de la mission d'observation qui travaillera pendant les élections du 25 octobre. Le 31 août également, les autorités de la DNR ont envoyé au BIDDH une invitation à travailler durant leurs élections. Cependant, aucune réponse n'a encore été reçue.

Moscou estime qu'on ne peut pas empêcher le vote dans le Donbass. "En ce qui concerne les prochaines élections locales en Ukraine, y compris dans le sud-est du pays, on sait que le vote est le moyen le plus efficace d'exprimer la volonté du peuple, les sentiments des citoyens. Il n'est pas démocratique d'empêcher, qui plus est d'interdire ces élections", a déclaré hier la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

Les autorités de la DNR rejettent également la position de Kiev. "Toutes les déclarations des autorités de Kiev sur le caractère illégitime des élections sont incorrectes car cela est fixé dans tous les accords de Minsk", a déclaré le dirigeant de la république Alexandre Zakhartchenko. Il déplore que Kiev n'entende pas ni ne semble vouloir entendre la voix du Donbass. "A l'heure actuelle, Kiev n'a rempli aucun point des accords de Minsk à part entière", affirme-t-il.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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Tags:
élections, sanctions, Petro Porochenko, Lougansk, Europe, Donetsk, Ukraine, États-Unis, Russie
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