Lu dans la presse
URL courte
Par
0 163
S'abonner

Les visites touristiques de cosmodromes pourraient être un axe de développement porteur pour la direction de Roskosmos, qui vient d'être transformée d'agence fédérale en compagnie d’État russe.

L'intérêt pour les visites de Baïkonour et, à terme, de Vostotchny, va augmenter selon les experts de l'industrie touristique. Mais sans investissements dans le développement de l'infrastructure, ce secteur aura du mal à prendre son envol. Dans le cas de Vostotchny, il faudra construire des hôtels mais aussi toute l'infrastructure d'accueil à partir de zéro.

"Un système spécial sera élaboré pour rendre l'aspect touristique plus civilisé. La compagnie d'État ne se chargera pas elle-même de la prise en charge des touristes, mais apportera tous les changements nécessaires en matière d'infrastructure", affirme Igor Bourienkov, représentant officiel de Roskosmos. Puis les opérateurs qui s'occuperont de la création du produit et de la prise en charge des touristes seront choisis en toute transparence.

Il est déjà possible de visiter Baïkonour en tant que touriste, mais pour un prix très élevé. Le site skyandspacetravel.com, par exemple, propose aux Britanniques une semaine de séjour avec lancements de fusées pour 325.000 roubles (4.300 euros), sans compter le vol Londres-Moscou.

Mais les capacités d'infrastructure empêchent d'attirer davantage de touristes: Baïkonour propose deux hôtels pouvant accueillir un touriste étranger prêt à payer 1.000 dollars pour le voyage. Et les jours de lancements — les plus attractifs du point de vue des événements touristiques — sont toujours complets.

Le premier ministre russe Dmitri Medvedev a noté l'importance du développement du tourisme lors de sa récente visite au cosmodrome Vostotchny, et expliqué la cause de la demande élevée: "Les gens veulent voir la procédure du lancement de vaisseaux spatiaux".

A Vostotchny, tous les efforts des constructeurs visent actuellement à construire et à aménager d'ici décembre la table de lancement. L'infrastructure de logement est pour l'instant reléguée au second plan.

Hormis les visites des cosmodromes à partir de 2018, Roskosmos compte s'occuper de près du tourisme spatial et compenser ainsi la perte de son contrat avec la NASA sur le transfert d'astronautes vers la Station spatiale internationale (ISS).

La NASA rachète actuellement les places vacantes du troisième membre d'équipage sur les vaisseaux Soyouz: depuis la fin du programme Space Shuttle en 2011, les Américains n'ont plus leurs propres vaisseaux spatiaux et utilisent des Soyouz russes. Le voyage d'un astronaute vers l'ISS et le retour sur terre coûte 76 millions de dollars.

Lire aussi:

Tourisme spatial: la chanteuse Sarah Brightman en orbite en septembre 2015
Pérou: un hôtel garanti "sensations fortes"
Le nombre de décès le plus élevé depuis avril et les nouveaux cas en baisse en 24h en France
«Nous sommes libres de décapiter»: des milliers de messages de bots envahissent des sites français
Tags:
cosmodrome, tourisme, cosmodrome Vostotchny, Baïkonour, Soyouz TMA (vaisseau spatial), ISS, NASA, Holding spatial russe Roscosmos, Dmitri Medvedev, Royaume-Uni, Russie
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook