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70e session de l'Assemblée générale de l'Onu (35)
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Le travail de l'Assemblée générale "historique" des Nations unies a démarré à New York.

Les dirigeants de 150 pays, dont la Russie et les États-Unis, définiront les nouveaux objectifs de développement d'ici 2030 et fixeront leur position sur la Syrie et l'Ukraine.

Le gros du programme est attendu à la fin du mois, à commencer par le sommet sur le développement mondial du 25 au 27 septembre. Son lancement coïncidera avec la visite du pape François à New York — la première d'un souverain Pontife depuis 20 ans à l'Onu.

Le débat politique général commencera le 28 septembre pour se terminer le 6 octobre.

La première journée d'Assemblée, selon le journal britannique Guardian, pourrait marquer l'histoire par une "bataille rhétorique". Elle sera ouverte par le discours du secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon. Par tradition, les premiers intervenants seront la présidente du Brésil Dilma Rousseff et son homologue américain Barack Obama.

L'allocution du président russe Vladimir Poutine est également prévue dans la matinée, le même jour. Le 28 septembre, les présidents de la Russie et des USA se retrouveront donc dans le même bâtiment au bord de l'East River sur Manhattan. Ils ne se sont pas entretenus depuis un an.

Moscou était prêt à organiser à New York une réunion bilatérale entre leurs deux chefs d'État, comme il l'avait fait savoir en juillet, mais jusqu'à présent les représentants du président affirment que son calendrier ne prévoit toujours pas de tel rendez-vous. La Maison Blanche a évoqué cette éventualité seulement cette semaine.

Le même jour, on entendra également les discours du président chinois Xi Jinping, du président sud-coréen Park Geun-hye, du président iranien Hassan Rohani, du président français François Hollande ainsi que de Raul Castro.

Le président ukrainien Piotr Porochenko interviendra le lendemain.

"La tribune de l'Onu est la principale plateforme de communication mondiale, que chaque dirigeant utilise pour exposer sa vision de la situation", explique le directeur général du Conseil russe pour les affaires internationales Andreï Kortounov. Selon lui, on attend de Vladimir Poutine des propositions sur la Syrie alors que pour Obama, il s'agit de la dernière occasion de monter à cette tribune en tant que président, rappelle l'expert.

Cette session marque également la fin du mandat de Ban Ki-moon. L'Assemblée générale devra approuver son successeur en 2016. A ce sujet, l'ambassadeur de Russie à l'Onu Vitali Tchourkine avait indiqué que le secrétaire général actuel provenait du groupe asiatique et que cette fois, le tour d'un secrétaire général d'Europe de l'Est était venu.

Dossier:
70e session de l'Assemblée générale de l'Onu (35)

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Tags:
ONU, François Hollande, Vladimir Poutine, Barack Obama, Syrie, Ukraine, États-Unis, Russie
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