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    SU-24 russe. Lattaqué. Syrie

    En Syrie, la Russie prend les choses en main

    © Sputnik. Dimitri Vinogradov
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    Rossiïskaïa gazeta
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    L'armée syrienne a éliminé trois chefs de guerre et 107 combattants du groupe terroriste Front al-Nosra lors d'une opération terrestre dans trois villes au nord-ouest d'Homs.

    Cette région est le bastion de l'organisation, filiale d'Al-Qaïda en Syrie.

    La coalition supervisée par les USA a tenté en vain, pendant plus d'un an, d'évincer les terroristes d'al-Nosra de leur repaire. Elle a échoué, contrairement aux forces gouvernementales syriennes qui bénéficient de l'appui aérien russe — légitime du point de vue du droit international, s'il faut le rappeler. Les frappes russes ponctuelles ont été rendues possibles grâce à une coopération entre Moscou, Damas et d'autres partenaires arabes. Rappelons qu'un centre d'information pour coordonner la lutte antiterroriste a été récemment créé à Bagdad avec la participation de la Russie, de la Syrie, de l'Iran et de l'Irak.

    Ces actions efficaces de la Russie en Syrie devraient encore irriter l'Occident, USA en tête. Ces derniers n'ont effectivement pas réussi à vaincre l'État islamique en plus d'un an, qui a décuplé sa sphère d'influence en Syrie et en Irak, ainsi que ses effectifs au cours de cette période. De plus, les nombreuses incohérences dans les rangs des alliés, y compris parmi les unités terrestres et aériennes du Pentagone, ont même aggravé le problème. Il suffit de rappeler les innombrables réfugiés qui ont inondé le Vieux Continent ou les milliers de victimes chez les Yézidis — notamment les fillettes devenues esclaves sexuelles des terroristes.

    Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que les Russes ne travaillaient en Syrie en contact avec l'armée syrienne que contre des cibles associées à Daesh. "On a commencé à dire que des civils auraient été touchés au cours de ces frappes, nous n'avons pas connaissance de telles informations. Nous veillons minutieusement à ce que ces frappes soient chirurgicales, qu'elles visent uniquement les positions, les sites et l'armement des groupes terroristes", a souligné Lavrov.

    En effet, à peine l'armée de l'air russe avait-elle reçu l'ordre du président russe Vladimir Poutine d'attaquer les terroristes en Syrie et de faire décoller les avions pour détruire les bases des extrémistes que les médias occidentaux diffusaient en chœur des communiqués sur les "victimes des frappes aériennes russes" se référant à des "témoins et des sources compétentes". Le service de presse de l'Onu y est aussi allé de son commentaire, avec un communiqué du porte-parole du secrétaire général de l'organisation Stéphane Dujarric annonçant que des dizaines de civils auraient été tués à Homs. Mais après la publication sur internet d'une vidéo montrant la destruction par l'aviation russe d'un camp terroriste dans un endroit désert, le service de presse de l'Onu a fait marche-arrière. Le porte-parole adjoint du secrétaire général de l'organisation Farhan Haq a reconnu que le communiqué s'appuyait "seulement sur les informations des médias et des ONG". En réalité, à l'origine de ce "scoop", se trouvaient des "fakes" diffusés par divers réseaux sociaux.

    Il ne fait plus l'ombre d'un doute que de telles publications médiatiques basées sur des rumeurs proviennent d'un centre unique. Du même centre qui continue de crier sur l'implication des insurgés du Donbass et de la Russie dans l'explosion dans le ciel de Donetsk en juillet 2014 en détournant l'enquête et l'opinion publique des véritables organisateurs et exécutants de cette horrible attaque.

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    Tags:
    attentat, armée, Etat islamique, Sergueï Lavrov, Vladimir Poutine, Syrie
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