Ecoutez Radio Sputnik
    Reichstag, Berlin (June 2008)

    Berlin veut se rapprocher de Moscou

    © Flickr/ Lawrence Murray
    Lu dans la presse
    URL courte
    Nezavissimaïa gazeta
    7482

    La politique de la chancelière allemande Angela Merkel connaît des défaillances.Pour la première fois depuis deux ans, les sondages affichent une baisse de la popularité du bloc chrétien-démocrate (CDU/CSU) et de sa chef de file en pleine situation d'immigration chaotique.

    La politique de Berlin vis-à-vis de la Russie suscite également de sérieuses critiques.

    Au-delà des problèmes d'actualité, les relations avec la Russie figurent toujours bien à l'ordre du jour européen — ce thème était même hier au centre de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE à Luxembourg. Jeudi dernier, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s'est prononcé sur la Russie en disant qu'elle devait "être traitée de façon décente", avant d'ajouter que les USA ne pouvaient pas dicter à l'UE son attitude envers Moscou. "Nous devons faire des efforts pour avancer vers une véritable coopération pratique avec la Russie. Ce n'est pas glamour mais cela doit être fait, nous ne pouvons pas continuer comme ça", a-t-il conclu.

    Cette aspiration à sortir de l'impasse dans laquelle se trouvent les relations de l'Europe avec la Russie est également ressentie en Allemagne. Il a déjà été reconnu que la rupture unilatérale du partenariat avec la Russie dans plusieurs domaines et l'adoption de sanctions économiques n'avaient pas répondu aux attentes des partisans de ces mesures: il n'a pas été possible d'isoler Moscou internationalement et les problèmes de l'Europe, au contraire, nécessitent une normalisation de la coopération avec la Russie. Le mois d'octobre pourrait ainsi marquer un progrès dans certains domaines.

    Le premier ministre du Land de Bavière Horst Seehofer a annoncé dans le Welt de dimanche dernier que "la Bavière intensifierait prochainement ses contacts avec Moscou". Le chef des chrétiens-démocrates est convaincu que la crise syrienne ne pourra pas être réglée sans l'aide de la Russie.

    Le président du Parti social-démocrate Sigmar Gabriel, vice-chancelier et ministre de l'Économie, a été encore plus formel. Pour lui, il est inadmissible d'essayer d'isoler la Russie tout en lui demandant de l'aide dans la crise syrienne. Il s'est fermement prononcé contre les attaques idéologiques permanentes et la recherche de nouveaux prétextes de conflit avec la Russie. Si Gabriel tenait ses propos en tant que président du parti, les médias allemands ont récemment annoncé qu'il s'apprêtait à se rendre à Moscou en tant que vice-chancelier. Les représentants des ministères de l'Économie et des Affaires étrangères n'ont ni confirmé ni réfuté les rumeurs concernant cette visite.

    Lire aussi:

    Quartet Normandie: c'est à Kiev et au Donbass de régler le conflit ukrainien
    Merkel: pas de solution en Syrie sans Moscou
    Mediapart affirme que de Rugy a démissionné afin d'éviter de nouvelles révélations sur ses frais de député
    Une nouvelle fusillade meutrière endeuille une cité de Seine-Saint-Denis
    Tags:
    sanctions, Union européenne (UE), Sigmar Gabriel, Jean-Claude Juncker, Angela Merkel, Russie, Berlin, Allemagne
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik