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785 000 réfugiés sont arrivés en Allemagne depuis le début de l'année. Face à cette vague migratoire, les leaders de la grande coalition du gouvernement allemand ont convenu de mettre en place une vérification accélérée du droit d'asile.

En effet, plus de la moitié des demandeurs n'ont à priori pas droit à l'asile, car leur vie n'est pas menacée dans leur pays d'origine et ils ne sont pas mis en danger pour des raisons politiques.

La chancelière et présidente de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) Angela Merkel a déclaré que la procédure de vérification du droit d'asile devait être accélérée. Un avis partagé par Sigmar Gabriel, vice-chancelier, ministre de l'Économie et président du Parti social-démocrate (SPD), ainsi que par Horst Seehofer, premier ministre bavarois et président de l'Union chrétienne-sociale (CSU). Les présidents des partis au pouvoir ont retranscrit leurs propositions dans un document de huit pages.

Pour Sigmar Gabriel, il est question "d'aider les réfugiés, de mettre de l'ordre et d'améliorer l'organisation". Horst Seehofer ajoute qu'"il est important de réduire le nombre de réfugiés. C'est ce que souligne le document".

Les dirigeants ont également décidé de créer des "centres d'enregistrement accéléré et de vérification du droit à l'asile". Selon la revue Welt, ces derniers seront créés dans les villes bavaroises de Manching et de Bamberg. Contrairement aux propositions antérieures de Horst Seehofer, aucune "zone de transit" ne sera installée à la frontière allemande.

Entre trois et cinq centres seront ainsi créés en Allemagne pour accélérer l'étude des demandes de réfugiés en provenance de "pays sûrs" comme les États des Balkans. Les réfugiés interdits de revenir en Allemagne, qui ont déjà déposé une requête et qui ne peuvent pas présenter des documents valides seront également dirigés vers ces centres. Les personnes qui n'ont pas le droit à l'asile conformément à la Convention de Genève relative aux réfugiés, mais qui disposent d'un droit de protection subsidiaire, ne pourront pas entamer de procédure de regroupement familial en Allemagne pendant deux ans.

Il sera également interdit aux demandeurs ayant peu de chance d'obtenir l'asile de circuler dans le pays. Ils pourront se déplacer uniquement dans le district où sera étudié leur dossier. L'infraction à cette règle entraînera la perte du droit d'asile et des allocations inhérentes.

La nouvelle loi devrait également compliquer le ralentissement de la procédure d'expulsion pour raisons médicales.

Tous les réfugiés obtiendront une attestation à format unique, et seuls leurs détenteurs pourront prétendre aux allocations. Le gouvernement allemand compte ainsi obliger les réfugiés à s'enregistrer sur le territoire allemand. Une base de données spéciale permettra à diverses institutions publiques d'obtenir des informations unifiées sur chaque personne enregistrée.

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Tags:
réfugiés, Parti social-démocrate allemand (SPD), Union chrétienne-sociale (CSU) d'Allemagne, Sigmar Gabriel, Horst Seehofer, Angela Merkel, Allemagne
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