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La lutte contre Daech (229)
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Les attentats de Paris sont un nouveau défi pour le monde occidental – pour la civilisation en tant que telle mais pour les politiques et les services de renseignements.

Dans Le Figaro, on peut lire que la France a "perdu la première bataille". Les renseignements, l'État et la société n'ont pas pris à temps les mesures préventives contre les djihadistes revenus du Moyen-Orient et les terroristes arrivés en Europe avec la vague de réfugiés.

L'ennemi terroriste précédent, Al-Qaïda, disposait de centres de formation connus. Ses dirigeants proclamaient publiquement le terrorisme et le châtiment des "infidèles" comme mission de l'organisation. Pour cette dernière, les explosions et les attaques étaient le principal moyen de rappeler son existence. D'ailleurs, sa tactique impliquait l'utilisation de cellules réduites sans lien entre elles, mais gérées de manière centralisée.

rue près de la salle de concert Bataclan suite à des attaques mortelles à Paris, France
© REUTERS / Philippe Wojazer
Aujourd'hui, le monde est confronté à un nouveau niveau de "terrorisme dispersé". Des attaques importantes entraînant un grand nombre de victimes se sont produites dernièrement à plusieurs endroits contre des objectifs différents. 97 personnes sont mortes à Ankara le 10 octobre, 224 dans le crash de l'avion russe le 31 octobre (la Russie n'a pas officiellement reconnu qu'il s'agissait d'un attentat), 41 à Beyrouth le 12 novembre, 129 à Paris le 13 novembre. Tous ces attentats ont été revendiqués par l'État islamique (EI), qui maîtrise bien les technologies médiatiques. "Malgré tout, aucune information n'indique que les kamikazes ont agi sur des directives d'en haut (comme à l'époque de Ben Laden). Ils n'ont pas non plus avancé de revendications politiques ou autres", souligne l'islamologue Alexeï Malachenko.

Cela renforce l'impression que les actions des kamikazes et de leurs complices à Paris sont le résultat d'une plus grande autonomie des cellules locales et d'un nouveau niveau d'organisation cellulaire du djihad.

Les terroristes de l'EI combattent à la fois l'Occident, les autorités syriennes et d'autres résistants (l'explosion à Beyrouth visait le Hezbollah). Après les attentats de Paris, l'opération terrestre en Syrie paraît à la fois sans alternative et trop standard, trop prévisible.

C'est précisément le fond du nouveau défi. Faut-il former une nouvelle grande coalition et mener une opération terrestre en Syrie? Faut-il réorganiser les renseignements ou restreindre les droits des citoyens? Répondre à ces questions pourra aussi bien mener à des solution qu'à des erreurs.

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La lutte contre Daech (229)

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Tags:
lutte antiterroriste, migrants, Al-Qaïda, Etat islamique, France
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