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    Un poster avec une image du président de la Turquie Recep Tayyip Erdogan

    A la COP21, Russie et Turquie gardent leurs distances

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    Kommersant
    Conférence sur le climat de Paris (2015) (39)
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    Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan vont-ils se rencontrer lors de la Conférence sur le climat qui s'ouvre à Paris aujourd'hui? C'est la question que tout le monde se pose au forum.

    Aujourd'hui, la Russie renforce sa pression sur la Turquie alors qu'Ankara cherche à étouffer le conflit. Moscou a pourtant clairement fait comprendre que les déclarations conciliantes de la Turquie ne suffisaient pas et ne s'empresse donc pas de rétablir le dialogue. Des deux côtés, les dirigeants cherchent à s'assurer un soutien extérieur maximal pour renforcer leurs positions dans le litige portant sur l'incident du Su-24 russe.

    "Je voudrais évoquer avec les autorités russes la situation actuelle. Il y aura prochainement un forum à Paris. Le président Poutine y sera personnellement présent, je pense. Je voudrais lui parler", a notamment déclaré le président turc lors d'un rassemblement à Bayburt.

    Le conseiller du président russe Iouri Ouchakov a confirmé que les autorités turques cherchaient de plus en plus activement à entrer en contact avec Moscou: "Nous savons qu'Erdogan compte participer à la COP21. Ces deux derniers jours nous avons reçu des requêtes de sa part pour un entretien téléphonique, et notre président en a été informé".

    Toutefois, ni Iouri Ouchakov ni le porte-parole du président russe Dmitri Peskov n'ont confirmé que Vladimir Poutine accepterait la rencontre avec Recep Tayyip Erdogan. "Nous constatons la réticence de la partie turque à présenter des excuses élémentaires", indique le conseiller du chef de l'État russe.

    Le président Erdogan cherche à minimiser les préjudices de cet incident pour son pays. Au cours d'un autre rassemblement à Balikesir, il a été bien plus conciliant que dans les premiers jours qui avaient suivi l'incident.

    De son côté, le premier ministre turc Ahmet Davutoglu a écrit un article dans le journal britannique Times, mettant l'accent sur la nécessité de coopérer avec Moscou, y compris pour combattre l'État islamique. "Les mesures nécessaires pour protéger notre territoire resteront en vigueur, mais nous travaillerons avec la Russie et nos alliés pour apaiser la tension", écrit-il. Le premier ministre turc appelle également l'Occident et la Russie (Moscou accuse Ankara de soutenir activement l'EI) à faire front ensemble pour combattre Daech. "Il est temps de combattre résolument l'EI. Des actions conjointes qui uniraient les points forts des USA, de l'UE, de la Russie, de la Turquie et des autres acteurs mondiaux pourraient renverser et renverseront la situation", conclut Ahmet Davutoglu.

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    Dossier:
    Conférence sur le climat de Paris (2015) (39)

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    Tags:
    COP 21, Recep Tayyip Erdogan, Vladimir Poutine, Turquie, Russie
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