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    Télescope. Image d'illustration

    La course au plus grand télescope du monde

    © Photo. ESO
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    Trois groupes influents d'astronomes sont en concurrence depuis 15 ans pour construire le plus grand télescope du monde, qui permettrait d'observer les confins de l'Univers: ses planètes et étoiles lointaines, ainsi que les premiers instants du cosmos après le Big Bang.

    Trois "observatoires idéaux" sont aujourd'hui en cours de conception. 11 instituts de recherche de divers pays, sous la supervision de l'Observatoire de l'institut Carnegie, sont ainsi responsables du télescope géant Magellan (GMT). Le projet de télescope de Trente mètres (TMT) a été promu par l'institut de technologie de Californie: huit organisations scientifiques participent aujourd'hui à sa conception. L'Observatoire européen austral (ESO) est quant à lui chargé de la construction du télescope géant E-ELT (European Extremely Large Telescope) doté d'un miroir de 39,3 m de diamètre.

    Le coût total des trois observatoires s'élève à pratiquement 4 milliards de dollars. Ils devaient être lancés au début des années 2020 mais beaucoup de délais n'ont pas été tenus et les budgets sont déjà dépassés. En renonçant à l'un des projets ou en réalisant simplement un ensemble, les astronomes pourraient faire bien plus pour la science.

    En 2007, ces différents concurrents avaient tenté de s'entendre sur une utilisation conjointe des télescopes, mais les négociations ont échoué.

    En raison d'un manque de fonds pour la construction du TMT, l'institut de technologie de Californie a été contraint de faire appel à des investisseurs en Inde, en Chine, au Japon et au Canada. Néanmoins, il manque encore près de 270 millions de dollars pour terminer le projet, voire plus. Leurs concurrents de l'institut Carnegie rencontrent le même genre de problèmes.

    Le coût des observations avec les nouveaux télescopes sera très onéreux mais n'a pas encore permis d'attirer assez d'investisseurs prêts à allouer plusieurs millions de dollars par an à ces fins.

    La Russie ne participe à la construction d'aucun des trois télescopes. Elle avait été invitée à rejoindre l'ESO — on proposait à l'usine de verre optique de Lytkarino de fabriquer des miroirs pour l'E-ELT — mais le projet ne s'est pas concrétisé.

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