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Après une carrière dans la lutte contre le trafic de drogues, Liu Yuejin vient d'être nommé par Pékin "commissaire chargé de la lutte contre le terrorisme" - un poste qu'il sera le premier à occuper.

En parallèle, le Parlement chinois a rédigé une loi limitant le droit des médias à couvrir les activités des groupes clandestins. Si la Chine semble suivre le chemin de la Russie dans sa lutte contre le terrorisme, les experts chinois n'en critiquent pas moins Moscou, qui "viole la Charte des Nations unies en intervenant dans les affaires syriennes sans l'aval du Conseil de Sécurité", selon eux. Par ailleurs, la Chine a choisi de n'adhérer à aucune des coalitions combattant actuellement contre l'EI.

Le principal journal du parti communiste de la République populaire, Le Quotidien du Peuple, a donné quelques détails biographiques sur l'homme que la presse étrangère s'est empressée de baptiser "le roi de la lutte contre le terrorisme". Liu Yuejin a 56 ans et occupait, jusque là, le poste de ministre adjoint à la Sécurité publique.

Originaire de la province centrale du Hunan, il se qualifie modestement de "policier ordinaire". Dans les années 1980, il a travaillé dans le domaine de la lutte contre le trafic de drogues.

La création d'un poste de commissaire chargé de la lutte contre le terrorisme vient en réaction à la série d'attaques terroristes qui a balayé le pays et fait de nombreuses victimes ces dernières années. On se rappelle notamment qu'un groupe armé avait tué 29 personnes et blessé 143 autres dans la capitale de la province du Yunnan, Kunming, en mars 2014.

Pékin avait relié ce crime aux activités des séparatistes ouïgours dans la Région autonome Ouïgoure du Xinjiang, au nord-ouest du pays. Plusieurs personnes qui s'apprêtaient à quitter le pays pour rejoindre l'EI ou suivre une formation terroriste au Moyen-Orient ont été arrêtées.

Les attaques de Paris ont également contribué à la décision de Pékin de renforcer les mesures préventives. Selon le spécialiste en sécurité Mei Jianming, une plateforme nationale d'échange d'informations entre les ministères sera créée d'urgence, qui permettra de coordonner les actions de la police, des forces de l'ordre et de l'armée.

Cette nouvelle tendance s'est accompagnée d'un renforcement de la censure dans les médias. Selon Reuters, le Comité permanent de l'Assemblée nationale populaire chinoise (le parlement du pays) se prépare à adopter une loi pour que les médias et les réseaux sociaux ne puissent pas publier d'informations sur les terroristes susceptibles d'inciter les lecteurs à imiter les criminels. En outre, le projet de loi exige que les entreprises technologiques transmettent des données "jugées sensibles" — par exemple les clés de chiffrement et les mots de passe d'accès aux structures du gouvernement. Il est prévu que le projet de loi soit approuvé cette année.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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Tags:
lutte antiterroriste, terrorisme, Liu Yuejin, Chine
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