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    Situation en Lybie

    L'Occident veut ouvrir un troisième front contre Daech en Libye

    © AFP 2019 Joseph Eid
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    Londres et Washington étudient actuellement le scénario d'une grande campagne contre les djihadistes en Libye: jusqu'à 1 000 soldats pourraient être projetés en Afrique du Nord pour combattre Daech

    Cependant, cette intervention risquerait d'empêcher la création d'un gouvernement d'unité nationale dans le pays.

    Il est d'abord prévu d'envoyer dans la région les forces spéciales du Special Air Service (SAS) britannique pour éliminer les leaders de Daech, puis un millier de soldats pour former les militaires libyens et combattre les contrebandiers qui envoient des migrants en Europe.

    Le quotidien britannique Financial Times avait déjà dévoilé que des militaires américains s'étaient rendus en Libye pour établir un contact avec des groupuscules locaux en prévision d'une éventuelle campagne militaire. Le New York Times rapportait également que le Pentagone recueillait des informations en Afrique du Nord pour ouvrir un troisième front contre le djihadisme, après l'Irak et la Syrie. Selon les informations préliminaires, il serait question d'une campagne aérienne et d'opérations ponctuelles limitées des forces spéciales.

    Selon les dernières données en date, 3 000 djihadistes retranchés à Syrte, ville natale de l'ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, combattent aujourd'hui en Afrique du Nord. Ils avancent aujourd'hui le long du littoral et plus en profondeur dans le pays pour prendre le contrôle des gisements de Ras Lanouf et de Sidra.

    D'après l'ex-directeur adjoint de la CIA Michael Morell, "les djihadistes ont un immense potentiel en Libye". Ce dernier ne serait pas étonné de "voir un jour Daech prendre la majeure partie du territoire du pays grâce par une blitzkrieg, mais de moindre ampleur qu'en Irak". Pour sa part, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a pointé le risque de propagation du réseau terroriste en Libye et ajouté que les islamistes de Daech pourraient se fondre dans la foule des réfugiés pour se rendre illégalement en Europe et commettre des attentats.

    Toutefois, Washington craint qu'une intervention en Libye empêche la constitution d'un gouvernement d'unité nationale. Deux parlements concurrents existent dans le pays depuis 2014, qui s'appuient sur des leaders tribaux et d'anciens rebelles qui ont aidé à renverser Kadhafi en 2011.

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    Tags:
    lutte antiterroriste, Etat islamique, Washington, Londres, États-Unis, Libye
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