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    Michael Bloomberg

    USA: un autre milliardaire dans la course présidentielle?

    © AP Photo / Thibault Camus
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    Novye Izvestia
    Présidentielle 2016 aux Etats-Unis (404)
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    L'homme d'affaires Michael Bloomberg, qui a été maire de New York de 2002 à 2013, est prêt à se lancer dans la présidentielle américaine: il prendra sa décision définitive début mars.

    Le milliardaire n'a pas beaucoup de chances de l'emporter mais son entrée en course pourrait mettre des bâtons dans les roues des leaders actuels de la course présidentielle — le républicain Donald Trump et le démocrate Bernie Sanders qui, selon les sondages, vient de dépasser légèrement la favorite des démocrates Hillary Clinton.

    C'est dans le Financial Times que le scoop est sorti: le milliardaire, propriétaire d'un empire médiatique, a déclaré dans une interview au quotidien qu'il songeait sérieusement à participer à l'élection présidentielle du 8 novembre 2016. Son annonce a eu l'effet d'une bombe car l'apparition d'un homme aussi populaire et célèbre parmi les candidats pourrait changer considérablement le cours et le caractère de la course électorale.

    Bloomberg n'a pas l'intention de représenter l'un des principaux partis et serait donc un candidat indépendant. Cette décision est parfaitement dans son style: jusqu'en 2001 Bloomberg était démocrate, puis est passé dans le camp républicain pendant 6 ans. La première fois que le milliardaire a participé aux élections à la mairie de New York — un poste qu'il a occupé entre janvier 2002 et fin décembre 2013 —, il l'a fait en tant que candidat républicain. Depuis 2007, il est devenu indépendant et n'a plus de lien avec aucune structure de parti. Il ne semble pas non plus dérangé de savoir qu'aucun candidat indépendant n'est encore devenu président des USA en 170 ans.

    Michael Bloomberg a l'intention de lancer sa campagne dès mars avec un budget d'au moins un milliard de dollars. Il peut se le permettre: sa fortune est aujourd'hui estimée à 39 milliards de dollars. Comme écrivent les médias américains, l'apparition de Bloomberg parmi les candidats transforme de plus en plus la course électorale en compétition de gros portefeuilles. Sachant que le milliardaire à l'intention de jouer dans le même champ d'action que Donald Trump: il fera des déclarations retentissantes allant à l'encontre des conceptions habituelles de la politique américaine. "Je trouve le niveau des débats tristement banal et offensant pour les électeurs", a déclaré l'homme de 73 ans au FT.

    Les conseillers et les amis de Bloomberg disent qu'il est préoccupé par la domination de Donald Trump, excentrique et imprévisible, sur le camp républicain, ainsi que par les grandes chances du sénateur démocrate du Vermont Bernie Sanders.

    La plupart des analystes pensent que Bloomberg aidera les républicains en mettant de son côté une partie des électeurs démocrates grâce à ses opinions libérales sur le contrôle des armes à feu, l'avortement et la protection de l'environnement.

    Selon un sondage réalisé à la veille des primaires dans l'Iowa par l'agence Bloomberg avec le journal Des Moines Register, Bloomberg est apprécié par 9% des républicains et 17% des démocrates dans cet État. Près de la moitié des républicains et 26% de démocrates ont une attitude négative envers le propriétaire de l'empire médiatique.

    Pas étonnant, donc, que Donald Trump ait publiquement exprimé sa satisfaction en apprenant l'apparition d'un nouveau rival, alors que Bernie Sanders a condamné cette initiative en soulignant que cela témoignait du passage des USA de la démocratie à l'oligarchie.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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    Tags:
    milliardaires, élections, Michael Bloomberg, Donald Trump, Hillary Clinton, États-Unis
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