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    Brexit

    L'UE au bord de l'explosion

    © AFP 2018 EMMANUEL DUNAND
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    Novye Izvestia
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    Brexit, crise migratoire, problèmes économiques et lutte antiterroriste sont au programme du sommet de l'Union européenne qui débute demain à Bruxelles

    Brexit, crise migratoire, problèmes économiques et lutte antiterroriste sont au programme du sommet de l'Union européenne qui débute demain à Bruxelles.

    L'agenda de Donal Tusk, président du Conseil européen, était particulièrement chargé ces derniers jours: il a visité cinq capitales européennes — Paris, Bucarest, Athènes, Prague et Berlin — en 24 heures, dans un contexte de difficultés grandissantes pour l'UE.
    "Il s'agit d'un moment crucial: le danger d'une scission de l'UE est réel", a-t-il annoncé à Bucarest.

    London, Big Ben
    © AFP 2018 Johannes Eisele
    Le président du Conseil européen admet que sa tournée-éclair s'explique par un seul objectif: convaincre les leaders rencontrés d'élaborer un compromis sur les exigences du Royaume-Uni. Londres affirme qu'il ne restera en Europe qu'en cas d'adoption d'une réforme visant à réduire le pouvoir des dirigeants de l'UE — qui est déjà en réalité assez symbolique.

    D'après David Cameron, premier ministre britannique, le référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE devrait se dérouler le 23 juin prochain, et la campagne électorale débuter dès le 19 février.

    David Cameron espère que le sommet entérinera une réforme de l'UE, qui lui permettrait ensuite de convaincre les Britanniques de voter pour la participation du pays à l'Union.

    Quoi qu'il en soit, l'euroscepticisme n'est pas un phénomène purement britannique. Ainsi, selon les derniers sondages, l'attitude des Français et des Allemands envers Bruxelles n'est pas vraiment meilleure que celle des Britanniques. C'est pourquoi Donald Tusk n'exclut pas une réaction en chaîne.

    Le futur sommet européen portera également sur la crise des réfugiés, qui constitue un autre défi à la solidité de l'Union. Sous la pression allemande, les autorités turques ont obtenu leurs invitations à Bruxelles. La chancelière Angela Merkel propose en effet un plan selon lequel Ankara sera chargé de préserver l'Europe d'un flux trop important de migrants. La Turquie abrite déjà 2,6 millions de réfugiés syriens et n'a évidemment aucune envie de le faire gratuitement. L'UE a promis de lui verser 3 milliards d'euros à cet effet, mais les Turcs affirment avoir déjà dépensé plus de 8 milliards d'euros pour l'hébergement des réfugiés syriens. La proposition de Bruxelles est donc insuffisante à leurs yeux — le président Erdogan aurait même initialement demandé 30 milliards d'euros de la part de Bruxelles.

    Cette activité allemande est tout à fait compréhensible car c'est l'Allemagne qui attire aujourd'hui le plus d'immigrés africains et asiatiques — 1,1 million en 2015. Et, d'après le Rheinische Post, les autorités du pays s'attendent à l'arrivé d'encore 500 000 migrants en 2016.

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    Tags:
    Union européenne (UE), David Cameron, Royaume-Uni
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