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    Palais de l'Elysée

    Qui veut être le prochain chef de l’État français?

    © AFP 2017 Fred Dufour
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    A un peu plus d'un an de la prochaine élection présidentielle en France, ce qui se déroulera sur la scène politique nationale en 2016 sera déterminant.

    On assistera notamment aux premières primaires de l'histoire du parti Les Républicains (ex-UMP) présidé par Nicolas Sarkozy, et nous connaîtrons les résultats des mesures économiques extraordinaires dont dépend directement le destin politique du président sortant François Hollande et du parti socialiste.

    Plusieurs instituts français ont publié des sondages en janvier 2016, selon lesquels les favoris de la course présidentielle restent Alain Juppé (environ 30% des intentions de vote) et Marine Le Pen (près de 27%). Les sondages montrent également une hausse de popularité de François Hollande (22%) qui a dépassé Nicolas Sarkozy (21%) pour la première fois depuis plusieurs années.

    L'actuel maire de Bordeaux a un sérieux défaut: son casier judiciaire, entaché d'une condamnation à 18 mois de prison avec sursis pour prise illégale d'intérêt. Son activité au poste de premier ministre de 1995 à 1997 ne joue pas non plus en sa faveur. De nombreux Français se souviennent du fameux "plan Juppé" qui impliquait entre autres l'augmentation des dépenses, la réduction des retraites pour les fonctionnaires et la baisse des dépenses pour l'éducation et la santé. La mise en œuvre de ce plan avait engendré la plus grande grève de fonctionnaires depuis mai 1968, qui avait duré près de trois semaines et impliqué plus de deux millions de personnes.

    Autre handicap de Juppé: il a déjà 70 ans. Mais son principal problème n'est pas l'âge ou son casier judiciaire. Malgré une popularité élevée (56% d'avis positifs auprès des Français) et un large soutien des Français de différentes opinions politiques, il n'est pas suffisamment populaire au sein de son propre parti (Les Républicains). Ces derniers mois, sa cote dans le parti a grimpé — et avec elle ses chances de remporter la victoire aux primaires — mais Sarkozy dispose pour l'instant de davantage de "poids administratif" au sein de la droite française.

    Nicolas Sarkozy, président français de 2007 à 2012, est aujourd'hui le leader du parti Les Républicains. Son principal avantage est sa grande expérience et le fait qu'il dirige le plus grand parti du pays. Ces deux circonstances pourraient déterminer l'issue du combat en sa faveur.

    Palais de l'Elysée
    © AFP 2017 Patrick Kovarit
    Mais le bilan de son quinquennat est négativement perçu par la plupart des Français, ce qu'ils ont clairement fait comprendre en refusant de l'élire pour un second mandat. Il ne faut pas non plus oublier que l'ex-président fait l'objet d'une enquête pour abus de fonctions. Et si dans les mois à venir l'affaire allait plus loin il est possible que Sarkozy ne puisse pas se présenter à l'élection.

    Par ailleurs, la candidature de Hollande présente également beaucoup de points faibles: on l'accuse d'avoir détérioré la situation économique au cours des trois premières années de son mandat, de scandales permanents dans sa vie privée et de démarches irréfléchies en politique étrangère.

    Beaucoup de choses ont été dites et écrites au sujet de Marine Le Pen. Mais elle n'a pratiquement aucune chance d'entrer à l'Élysée en 2017. En dépit de ses succès significatifs aux élections locales, le Front national reste un parti "infréquentable" pour de nombreux Français. La présidente du FN a toutes les chances de passer au second tour, mais perdra inévitablement.

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    Tags:
    politique, élections, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, Alain Juppé, France
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