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Les propriétaires d'aéroports s'inquiètent, eux aussi, du risque d'effondrement de l'espace Schengen sur fond de crise migratoire en Europe.

Un tel scénario pourrait leur infliger des dépenses très importantes pour adapter l'infrastructure, sans compter que les horaires pourraient être perturbés et que les déplacements en UE deviendraient bien plus complexes.

La suspension de l'Accord de Schengen, qui permet la libre circulation des citoyens sur le territoire des 26 pays signataires, conduirait à une coûteuse reconstruction des terminaux dans les aéroports de ces États, souligne le communiqué du Conseil international des aéroports (ACI-Europe). Ce dernier indique que la restructuration de chacun des plus grands aéroports demanderait des centaines de millions d'euros.

Aujourd'hui, les pays de l'espace Schengen abritent plus de 440 aéroports, visités en 2015 par plus de 1,2 milliard de personnes. Le territoire des aéroports distingue les zones pour les citoyens de l'espace Schengen et ceux des autres pays. Ce système existe depuis 1995 et fonctionne en grande partie comme un État uni — avec un contrôle frontalier à la frontière extérieure (en sortant ou en entrant dans l'espace), mais sans contrôle frontalier le long des frontières intérieures des États membres de l'espace Schengen.

Alors qu'un flux massif de migrants continue d'arriver sur le continent européen, les ministres de la Justice et de l'Intérieur de l'UE ont exigé de modifier les règles de l'espace Schengen pour durcir le contrôle aux frontières. Selon Eurostat, en 2015 1,2 million de migrants de Syrie, d'Afghanistan, du Kosovo, d'Irak et d'autres points chauds de la planète ont demandé l'asile en UE. Depuis le début de l'année 2016, 86 000 requêtes ont été enregistrées.

Il est à noter que l'effondrement de l'espace Schengen entraînerait également des dépenses pour le rétablissement du contrôle frontalier. Selon les estimations de France Stratégie, organisme d'expertise auprès du gouvernement français, à long terme ces dépenses pourraient atteindre jusqu'à 10 milliards d'euros par an. La suspension de la libre circulation des citoyens de l'UE dans l'espace Schengen à court terme coûterait entre 1 et 2 milliards d'euros à la France.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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Tags:
accords de Schengen, Espace Schengen, aéroport, frontière, Conseil international des aéroports (ACI-Europe), Union européenne (UE)
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