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    Porte-avions indien Vikramaditya

    L'Inde veut un nouveau porte-avions: la Russie bien placée

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    New Delhi veut doter sa marine d'un nouveau porte-avions et la Russie, la France, le Royaume-Uni et les États-Unis ont déjà répondu à son appel d'offre.

    Certains médias affirment que la Russie et la France sont sur la short list et que l'Inde pencherait plutôt pour la version russe.

    Peu d'écoles de construction navale sont aujourd'hui en mesure de concourir pour devenir le principal exécutant du projet de nouveau porte-avions pour l'Inde.

    Côté français, le projet de porte-avions nucléaire PA 2 appelé à renforcer la marine française après le Charles de Gaulle convient presque aux exigences du nouveau projet indien Vishal: après réduction de son tirant d'eau ce dernier pourrait passer à 62 000 tonnes et le bâtiment embarquer plus de 40 aéronefs.

    Le groupe industriel français DCNS a également une alternative commerciale: il promeut déjà au Brésil le DEAC (DCNS Evolved Aircraft Carrier), version d'exportation non-nucléaire du PA 2. Le navire possède un tirant d'eau standard de 55 000 tonnes et peut embarquer jusqu'à 40 appareils.

    Autre candidat en lice pour l'appel d'offres de New Delhi: le bureau d'étude russe Neva avec lequel les Indiens s'étaient déjà familiarisés depuis le projet de l'Amiral Gorchkov — Vikramaditya. La compagnie italienne Fincantieri a toutes les chances de se présenter avec le bureau d'étude Neva. Aux bonnes relations traditionnelles entre les industries militaires russe et italienne s'ajoute le fait que ces deux compagnies ont étroitement travaillé sur la conception et la construction des porte-avions indiens de classe Vikrant.

    Les options pourraient être partiellement réduites par la condition, imposée par la marine indienne, d'unifier le pont d'envol du futur porte-avions avec les avions déjà en service dans l'armée de l'air et la marine de l'Inde. A cette condition répondent actuellement les chasseurs embarqués russes MiG-29K déjà utilisés sur le porte-avions Vikramaditya et prévus pour le Vikrant en cours de construction, et les Rafale M français unifiés avec la version terrestre de cet appareil qui devraient être prochainement acquis par l'armée de l'air indienne.

    De plus, la Russie est favorisée par le projet russo-indien de chasseur de 5e génération FGFA conçu sur la base du PAK FA russe. Le développement sur cette plateforme d'un complexe prometteur, cette fois pour l'aviation embarquée (PAK FA), permet de proposer également cette version à l'Inde.

    Les quatre versions les plus plausibles sont donc les suivantes:

    1. Une coque française avec motorisation russe, complexe aéronautique et technique russe et groupe d'aviation russe.

    Репетиция парада Победы в Балтийске
    © Sputnik . Host Photo Agency/Igor Zarembo

    2. Une coque française avec motorisation russe, complexe aéronautique et technique français et groupe d'aviation mixte.

    3. Une coque russe avec motorisation russe, complexe aéronautique et technique français et groupe d'aviation mixte.

    4. Une coque russe avec motorisation russe, complexe aéronautique et technique mixte et groupe d'aviation mixte.

    On ignore encore qui fournira les équipements radioélectroniques et les armements pour le nouveau porte-avions. La liste des prétendants dans ce secteur n'est pas non plus très large, mais les possibilités de combinaisons sont bien plus nombreuses.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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    Tags:
    porte-avions, INS Vikramaditya, New Delhi, Royaume-Uni, Brésil, Inde, France, États-Unis, Russie
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