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En Syrie, plus de 30 groupes ont déjà accepté de déposer les armes et même si les observateurs font état de tirs réguliers, les négociations avancent: hier un nouveau cycle "technique" a eu lieu à Genève sur le thème syrien.

Les djihadistes, préoccupés par les succès de Damas, attirent vers eux les tirs d'Ankara et sont en train de provoquer un conflit frontalier.

"Les délégations syriennes arriveront en Suisse du 12 au 14 mars et la phase principale des négociations commencera le 14 mars", a déclaré Jessy Chahine, porte-parole de l'envoyé spécial de l'Onu pour la Syrie Staffan de Mistura.

La prochaine rencontre de Genève réunira les parties invitées au premier tour des négociations fin janvier: les représentants du gouvernement syrien, le Haut comité pour les négociations formé par l'opposition à l'issue de la réunion de Riyad, ainsi que des participants aux réunions du Caire et de Moscou.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et son homologue américain John Kerry se sont entretenus par téléphone, après quoi ils ont exprimé leur soutien à la trêve. Ils s'entendent pour dire que tous les acteurs du conflit doivent participer aux négociations de Genève.

En prévision des négociations, la trêve et entrée en vigueur en Syrie à partir du 27 février. Elle prévoit un cessez-le-feu entre les rebelles et les forces gouvernementales, mais ne s'applique pas aux organisations terroristes Daech et Front al-Nosra (interdites en Russie). 30 groupes ont déjà accepté de déposer les armes et une trêve a été conclue avec 42 chefs de commune.

Bien que l'opposition syrienne continue d'accuser Damas et Moscou d'enfreindre les conditions de la trêve, dans l'ensemble ses représentants se sont dits prêts à participer aux négociations de Genève, a déclaré à Reuters un représentant du Haut comité pour les négociations. Les rebelles arriveront à Genève le 11 mars.

Pendant ce temps, profitant de l'accalmie militaire, les terroristes ont pris plusieurs positions au sud d'Alep et ont renforcé la pression au nord de Lattaquié. L'armée gouvernementale a dû se retirer mais Damas a qualifié la manœuvre de "retraite tactique". Le 8 mars, les extrémistes ont également attaqué les territoires turcs frontaliers en bombardant une école de Kilis. Les islamistes espèrent ainsi provoquer la Turquie à riposter et à s'ingérer en Syrie.

Le facteur turc devient déterminant dans la guerre syrienne. Ankara renforce la coopération avec la CIA et d'autres services américains, écrit le Washington Post. Selon le quotidien américain, la Turquie et les USA ont créé un centre de coordination secret à proximité de la frontière syrienne, ce qui aurait déjà permis de réduire d'un tiers l'afflux de combattants dans les rangs de Daech.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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Tags:
cessez-le-feu, négociations, djihadisme, Staffan de Mistura, John Kerry, Sergueï Lavrov, Genève, Suisse, Syrie
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