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    Conseil de sécurité de l'Onu, Ban Ki-moon

    Ban Ki-moon: "La crise migratoire est une crise de solidarité"

    © AFP 2019 Fabrice Coffrini
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    A l'approche du Sommet mondial sur l'action humanitaire, le secrétaire général de l'Onu partage, différentes solutions au problème migratoire.

    Ban Ki-moon rappelle d'abord que plus de 60 millions de personnes sont aujourd'hui réfugiées à cause de la violence ou des persécutions, et que 225 millions ont quitté leur pays à la recherche d'une vie meilleure. "Ces personnes quittent leur maison à cause des guerres, des violations des droits de l'homme, du retard économique ou des catastrophes naturelles", souligne-t-il.

    "Pourtant, il ne faut pas voir la situation comme une crise d'un grand nombre de réfugiés, mais comme une crise de solidarité", écrit Ban Ki-moon. Il souligne que près de 90% des réfugiés se déplacent vers les pays émergents, et que huit États acceptent plus de la moitié des migrants dans le monde. Par ailleurs, 75% des fonds de l'Onu pour régler ce problème sont alloués par seulement dix États.

    Selon le secrétaire général, les pays d'accueil traverseraient cette période sans crise si les responsabilités étaient également réparties.

    "Mais, trop souvent, nous sommes gênés par la peur et l'ignorance. Les besoins des hommes sont repoussés à l'arrière-plan et la voie de la xénophobie se fait davantage entendre que celle de la raison", déplore Ban Ki-moon.

    Pour lui, les migrants ne représentent pas une menace — notamment si des processus d'intégration sont mis au point. De plus, il appelle les dirigeants politiques à se prononcer contre la discrimination, l'intolérance et ceux qui cherchent à jouer sur les sentiments antimigratoires.

    Ban Ki-moon juge également nécessaire d'accorder davantage d'attention à l'élimination des facteurs à l'origine de la migration des hommes, au renforcement des structures internationales et de la lutte contre le crime dans ce domaine.

    Il rappelle qu'à travers l'histoire, les populations ont toujours migré d'un endroit à un autre pour différentes raisons, et que ce processus était immuable. "La crise n'est pas insurmontable si les États agissent ensemble pour le bien-être commun", conclut-il.

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    Tags:
    crise, migrants, Ban Ki-moon
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