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    Un robot à l'hôpital. Image d'illustration

    Les robots devront cotiser comme tout le monde

    © REUTERS / Francois Lenoir
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    Les salariés cotisent, les retraités reçoivent une pension: le système de redistribution à l’œuvre depuis des décennies doit aujourd'hui être repensé à l'heure où les robots remplacent de plus en plus l'homme dans la chaîne de production, tout en ne versant aucune cotisation. C'est en tout cas ce que suggère un nouveau projet de loi européen.

    L'une des exigences du texte envers les compagnies ayant recours aux robots est l'obligation de verser pour eux des cotisations retraite. De plus, la Commission européenne suggère d'introduire dans le vocabulaire juridique la notion de "personnalité électronique" pour les "robots autonome les plus avancés", qui se verraient accorder des "droits et des devoirs appropriés".

    Il est également proposé aux compagnies qui instaurent des procédés automatiques de calculer combien d'argent elles économisent ainsi que les cotisations sociales, pour verser une partie du bénéfice dégagé à l'État.

    Bien que cette initiative sorte de l'ordinaire et soit seulement indicative, elle a suscité un fort rejet du côté des professionnels. En particulier, la Fédération allemande de la construction mécanique et de l'ingénierie (VDMA) a déclaré que l'adoption d'une telle loi ralentirait le développement du matériel robotique en Allemagne.

    Certains problèmes pourraient également survenir du point de vue juridique car le droit international ignore encore la notion de "personnalité électronique". Du point de vue juridique, cette question n'est pas du tout travaillée. Tout juriste d'entreprise pourra contester la décision des autorités d'augmenter la charge sociale sur son entreprise pour son développement technologique. On ignore également pourquoi on distingue uniquement les "robots autonomes avancés", qui réduisent dans une moindre mesure les dépenses des producteurs par rapport, par exemple, aux robots de peinture qui font économiser beaucoup d'argent.

    Du point de vue de l'État, l'initiative est assez logique. La Commission européenne pourrait officiellement reconnaître la concurrence sur le marché du travail entre les producteurs de robots et les employés. En apportant des changements à la législation européenne une telle idée pourrait rapidement revenir réalisable.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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    Tags:
    robotisation, retraité, robot, Commission européenne, Allemagne
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