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    homme de Piltdown

    L'une des plus grandes tromperies scientifiques éclaircie

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    On sait depuis plus de 60 ans que les ossements du légendaire "homme de Piltdown", censé être le "chaînon manquant dans l'évolution entre le singe et l'homme", étaient faux.

    Mais c'est seulement aujourd'hui qu'un groupe de chercheurs de Cambridge, de Liverpool, de Londres et de Canterbury (Royaume-Uni) vient d'établir qui était l'auteur de la falsification.Les scientifiques ont examiné les ossements du fameux homme de Piltdown, reconnu par la communauté scientifique comme l'une des principales mystifications du siècle dernier. Ces fragments d'os avaient été découverts en 1912 par l'archéologue amateur Charles Dawson et le géologue du Musée d'histoire naturelle Arthur Smith Woodward, pendant des fouilles à Piltdown (Angleterre).

    Ces fragments provenaient d'un crâne humain avec une mâchoire de singe, mais avec des dents d'homme. Les auteurs de la découverte avaient déclaré avoir trouvé la preuve du chaînon manquant dans l'évolution entre le singe et l'homme et avaient estimé l'âge de l'homme de Piltdown à 500 000 ans. C'est seulement en 1953 qu'il a été prouvé que les fossiles étaient contrefaits et assemblés de plusieurs morceaux. Le crâne humain n'avait que 5 000 ans et la mâchoire appartenait à un orang-outang ordinaire.

    Les soupçons pesaient à l'époque sur une quinzaine d'individus, dont le célèbre écrivain Arthur Conan Doyle. Certains pensaient que c'était l'œuvre d'un groupe de mystificateurs et c'est seulement aujourd'hui que les scientifiques ont réussi à percer ce mystère centenaire. Ils ont procédé à une analyse ADN de l'homme de Piltdown et examiné les radios réalisées grâce aux technologies 3D pour conclure que cette mystification était l'œuvre d'un seul auteur.

    "Plusieurs personnes étaient accusées d'avoir contrefait les fossiles. Notre analyse a mis en lumière une succession d'actions sur tous les échantillons et parcelles. Cela indique que tout a été fait par un seul falsificateur: Charles Dawson", résume Isabelle de Groote, chercheuse à l'université de Liverpool.

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    Tags:
    archéologie, homme, science
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