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Seth Rich, salarié du parti démocrate américain assassiné en pleine rue le 11 juillet, était-il l'informateur ayant transmis à Wikileaks des milliers de courriels du parti démocrate? C'est ce qu'affirme Julian Assange, fondateur de l'organisation, dans une interview à l'émission de télévision néerlandaise Nieuswsuur.

Quelques jours avant le congrès démocrate qui devait voir Hillary Clinton investie pour représenter son parti à la présidentielle américaine, des centaines d'e-mails dévoilant les coulisses politiques du camp démocrate avaient filtré via le site Wikileaks. Le 11 juillet au matin, Seth Rich, 27 ans, était abattu d'une balle dans le dos alors qu'il rentrait chez lui par une rue déserte de Washington. Julian Assange laisse aujourd'hui entendre que le salarié démocrate était la source du site.

Rappelons que pendant la conférence démocrate, immédiatement après que Bernie Sanders, concurrent d'Hillary Clinton, avait appelé à voter pour l'ex-secrétaire d'État, WikiLeaks avait publié des lettres des dirigeants du parti qui donnaient leur accord pour falsifier les résultats du vote au profit de Clinton.

La mort de Seth Rich, en plein milieu des quartiers chics de Washington, était-elle donc "pour l'exemple"? Un signal à d'autres activistes qui voudraient eux aussi rendre publiques des informations sur les graves violations pendant la campagne électorale?

On remarquera plusieurs points intéressants dans cette histoire. Premièrement, tous les grands médias ont rapidement mentionné ce meurtre sans pratiquement rien dire des détails ou des motifs éventuels.

Deuxièmement, Assange ne dévoile jamais les noms de ses informateurs ou des "assistants volontaires" qui ont transmis à WikiLeaks des informations confidentielles sur les coulisses de la politique nationale et étrangère des USA. Mais dans son interview, le fondateur du site a directement désigné l'homme qui était derrière de la fuite d'information du clan démocrate.

Dans cette affaire, il n'y a ni témoins ni suspects. Elle pourrait donc être classée sans suite…

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démocrates, Hillary Clinton
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