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Les neurobiologistes s’attellent depuis plusieurs années à expliquer le sentiment de déjà-vu: des chercheurs de l'université de St Andrews en Écosse viennent de mettre à mal la théorie selon laquelle la création de faux souvenirs par le cerveau était en cause.

Pour recréer le phénomène des faux souvenirs en laboratoire, un groupe de chercheurs britanniques dirigé par Akira O'Connor a proposé aux participants une série de mots ayant une connotation identique — oreiller, lit, nuit, liés par le verbe "dormir". En général, en se remémorant les mots prononcés, l'individu citait aussi le terme manquant: c'est là un faux souvenir typique.

Pour provoquer un sentiment de déjà-vu, l'équipe d'O'Connor demande la première fois si les sujets ont entendu un mot commençant par un "d". Les participants à l'expérience répondent que non. Mais quand par la suite on leur demande s'ils ont entendu le mot "dormir", ils se souviennent ne pas avoir entendu de mot commençant par un "d" mais que le terme en soi leur parait familier. "Ils disent éprouver un étrange sentiment de déjà —vu", déclare le directeur de l'expérience.

Simultanément, le cerveau des cobayes était scanné à l'aide d'un appareil IRM. L'analyse des images réalisées a révélé qu'à cet instant s'activaient les zones frontales du cerveau responsables de la prise de décisions.

Les chercheurs pensent qu'au moment du "déjà-vu", un conflit a lieu dans le cerveau dont les régions frontales vérifient à travers nos souvenirs s'il n'y a pas d'erreurs dans la mémoire. Le cerveau envoie des signaux, provoquant un conflit entre ce que nous avons réellement vécu et ce dont nous nous rappelons.

Il reste encore beaucoup de travail aux scientifiques avant de pouvoir en dire plus à ce sujet.

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Tags:
cerveau, science
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