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Après les Philippines, c'est au tour de la Malaisie de se rapprocher de Pékin. Le premier ministre malaisien Najib Razak s'est rendu dans la capitale chinoise et a promis de faire passer l'amitié entre les deux pays "au niveau supérieur". Concrètement, la Malaisie va acquérir pour la première fois des navires de guerre chinois et non américains.

Les relations du pays avec les USA se sont refroidies après un scandale autour du fonds d'investissement créé par Najib Razak, alors que la Chine attire les pays avec lesquels ses litiges territoriaux n'ont pas été réglés via une politique active d'octroi de crédits.

Le Washington Post souligne que les paroles d'amitié du premier ministre malaisien à Pékin n'étaient pas sans rappeler ce que le président des Philippines Rodrigo Duterte avait dit deux semaines plus tôt au même endroit — quand il avait proclamé un "divorce" avec les États-Unis, avec qui les Philippines étaient soudées pendant des décennies par un pacte militaire.

Les révérences de ces deux dirigeants à la Chine pourraient être perçues comme la confirmation de la chute de l'influence américaine dans la région au profit de Pékin. On remarque également que les voisins de la Chine préfèrent ignorer les protestations résolues des USA et de leurs alliés contre les tentatives de Pékin d'établir leur contrôle sur les eaux de la mer de Chine méridionale. Quand les autorités chinoises proposent de l'argent aux pays qui revendiquent les mêmes îles qu'elles, ces derniers maîtrisent leurs ardeurs et repoussent la question pour une durée indéterminée.

Quoi qu'il en soit, la Malaisie est de plus en plus dépendante de la Chine. Les compagnies chinoises pourraient se voir accorder le droit de construire une ligne TGV reliant Kuala Lumpur à Singapour pour un projet dont le coût est estimé à 15 milliards de dollars.

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Tags:
politique, Najib Razak, Malaisie, Chine, Pékin
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