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    Trois raisons d'arrêter de s'apitoyer sur son sort

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    Les psychologues de l'université de Copenhague considèrent que s'apitoyer sur son propre sort est une mauvaise habitude, au même titre que le tabac ou la gourmandise.Selon eux, ce sentiment affecte la production d'hormones et le métabolisme.

    1. Peut entraîner une dépression clinique.

    « L'apitoiement sur son propre sort est un sentiment addictif et destructif en réalité. L'individu en devient rapidement dépendant — comme de toutes les mauvaises habitudes. D'autant que l'obsession de sa propre personne nous rend toujours indifférents par rapport aux autres », explique le professeur de psychiatrie Mikhaïl Vinogradov. « Le médecin ne doit pas commencer à avoir pitié du patient qui s'adresse à lui. Du point de vue de la psychologie la pitié nivelle le stress mais ne le combat pas et le pousse en profondeur. La tension s'accumule, faisant apparaître un long stress profond susceptible de se solder par une dépression clinique. Au contraire, à un moment de stress il faut se regrouper, faire appel à toutes les forces de son esprit et se souvenir des moindres victoires que vous avez obtenues dans cette vie. »

    2. Affecte les vaisseaux sanguins et l'immunité.

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    © AFP 2019 NELSON ALMEIDA
    La pitié envers soi-même forme chez l'homme un type de réaction asthénique (faible) à toute interaction extérieure — forme un comportement de victime. La réaction asthénique à un stress augmente l'émission de l'hormone d'acétylcholine secrétée par les glandes surrénales — qu'on appelle également « hormone de faiblesse ». Une grande quantité de cette hormone affecte négativement le centre vasculaire. Cela affaiblit la tonicité des vaisseaux comme en cas d'hypotonie et la tension diminue.

    Le système nerveux végétatif commence à s'affoler, provoquant des « crises de panique ».

    Et il est d'autant plus néfaste de s'apitoyer sur son sort en cas de maladie, même si vous avez la grippe avec de la température et des douleurs partout: le processus de guérison n'en sera que plus long.

    3. L'anxiété, meilleure amie des infections.

    Les épidémies saisonnières sont la période la plus difficile pour les personnes confuso-anxieuses — qui se distinguent par une tendance à en faire des montagnes. A peine a-t-on éternué qu'on croit mourir d'une grippe porcine. Les maladies saisonnières ordinaires provoquent alors une véritable panique.

    En raison de leur forte autosuggestion, les personnes confuso-anxieuses vivent effectivement les infections ordinaires de manière plus difficile et mettent plusieurs jours supplémentaires à guérir. Les forces défensives de notre organisme réagissent très sensiblement au stress.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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    Tags:
    recherche, psychologie, Copenhague
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