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    La «piste russe» poursuivra Trump jusqu'à la fin de son mandat

    © AFP 2018 Nicholas Kamm
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    Le nouveau secrétaire d’État américain Rex Tillerson pourrait se rendre à Moscou en avril. Cette annonce a coïncidé avec les audiences organisées par la chambre des représentants du congrès américain concernant l'influence supposée de la Russie sur la présidentielle américaine de 2016.

    Bien qu'au cours de la première audience les responsables des renseignements américains n'aient fourni aucune preuve d'ingérence de Moscou dans le vote, les congressistes n'ont visiblement pas l'intention d'abandonner le thème de la "piste russe" dans la victoire de Donald Trump.

    Les premières audiences se sont donc tenues deux mois après l'investiture de ce dernier à la Maison blanche, le 20 janvier dernier.

    Le directeur du FBI James Comey a rappelé au congrès que le Bureau ne confirmait généralement pas le déroulement d'une enquête, qui plus est secrète. Mais au vu, selon lui, des « circonstances extraordinaires », il a été décidé de faire une exception. « Je suis habilité à confirmer que dans le cadre de son travail de contre-espionnage le FBI enquête sur les tentatives du gouvernement russe d'influencer la présidentielle de 2016 », a-t-il déclaré.

    Le directeur du FBI a refusé d'entrer dans les détails mais de toute évidence il est question du prétendu piratage du courrier électronique de hauts représentants du parti démocrate par des hackers russes.

    James Comey a tout de même reconnu que le FBI « ne disposait pas d'informations sur une influence directe sur le processus électoral aux USA ». D'après lui, les renseignements américains n'ont pas de preuves concernant une éventuelle influence russe sur « les machines de vote, le calcul des voix et la transmission des résultats du vote ».

    Les prochaines audiences sur le déroulement de l'enquête autour des membres de l'équipe de Donald Trump auront lieu le 28 mars, cette fois à huis clos — les directeurs anciens et en service feront une déposition sous serment. Deux jours plus tard, le 30 mars, la commission du renseignement du sénat a l'intention d'organiser ses propres audiences sur la « piste russe ».

    La tactique des opposants de Trump consiste à faire pression sur le chef de l'État, le pousser à se défendre et limiter au maximum ses capacités pour remplir ses promesses de campagne.

    Le début des audiences au congrès sur une éventuelle influence russe sur la présidentielle a coïncidé avec l'annonce de la première visite du nouveau secrétaire d'État américain Rex Tillerson à Moscou. Comme l'a annoncé mardi l'agence de presse Reuters se référant à ses sources au département d'État, le successeur de John Kerry serait attendu à Moscou le 12 avril, après la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 en Italie prévue début avril.

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    Tags:
    Donald Trump, Russie, États-Unis
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