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    Le lieu de l'attentat de Saint-Pétersbourg

    Attentat de Saint-Pétersbourg: le terroriste kamikaze a reçu ses instructions par internet

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    Izvestia
    Explosion dans le métro de Saint-Pétersbourg (54)
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    Les médias ont retrouvé et analysé le compte du terroriste kamikaze Akbarjon Jalilov sur le réseau social russe VKontakte, auquel il a accédé samedi 1er avril avant de se faire exploser lundi dans le métro de Saint-Pétersbourg.

    L'analyse de son profil a permis d'identifier les liens de Jalilov avec des groupes terroristes. De plus, selon des informations non confirmées, Akbarjon Jalilov aurait pu participer aux conflits en Syrie et en Irak dans les rangs de l'État islamique, organisation terroriste interdite en Russie.

    Akbarjon Jalilov, d'origine ouzbèke, est né dans la ville d'Och au Kirghizstan. Il est venu avec sa famille en Russie pour travailler, avant qu'en 2011 tout le monde reparte sauf lui. Il est resté à Saint-Pétersbourg pour travailler dans un bar à sushi et a même réussi ce dont rêvent nombre de ses compatriotes: obtenir un passeport russe. On ignore encore ce qui a pu changer sa vie, mais il y a trois ans le jeune homme de 20 ans a quitté Saint-Pétersbourg.

    Ses amis pensaient qu'il était en Corée du Sud mais il se pourrait qu'en réalité il soit parti en Syrie et en Irak, suppose une source des autorités russes.

    Jalilov est ensuite revenu à Saint-Pétersbourg pour travailler en tant que mécanicien et a rendu une dernière visite à ses parents début mars 2017 — probablement pour leur dire adieu.

    Ses parents ont été interrogés toute la journée de mardi par le KGB kirghize, leur maison était scellée et entourée de journalistes.

    Le futur kamikaze n'utilisait pas activement les réseaux sociaux — on n'y trouve pas de nombreux partages ou de selfies. Son compte contient seulement 11 "amis" et 5 groupes dont TAWBA (4 500 abonnés).

    A en juger par son contenu, ce groupe est le premier niveau de la propagande extrémiste pour séparer les "bons" et les "mauvais". Ce groupe "instruit" les jeunes adeptes de l'extrémisme religieux. Cette couche de communautés propagandistes n'est pas surveillée par les renseignements à cause de son caractère apparemment inoffensif par rapport aux recrutements directs.

    Des milliers de Russes sont abonnés à ces groupes qui leur apprennent que "les infidèles sont mauvais". Ce sont les premiers niveaux de propagande, auxquels s'ajoute un travail mené hors ligne. Nous avons vu, à l'image de ce qui s'est produit dans le métro de Saint-Pétersbourg, quel était le résultat quand un ordre était donné.

    D'après son compte VKontakte, Jalilov était abonné à d'autres groupes radicaux que la législation ne permet pas de citer.

    "Bien que ces informations soient indéniablement objectives, nous ne pouvons pas juger des véritables motivations du terroriste. C'est à l'enquête de tirer toutes les conclusions. Malgré la participation active de cet individu aux groupes à caractère extrémiste, ce ne sont que des preuves indirectes", a déclaré Evgueni Venediktov, directeur du Centre de recherches sur la légitimité et la contestation politique.

    Malheureusement, l'attentat de Saint-Pétersbourg a confirmé que les terroristes étaient capables, avec un minimum de forces, d'infliger un préjudice majeur. Un groupe réduit a réussi à paralyser une grande partie de la ville et des milliers de personnes ont été mobilisées pour réparer les dégâts — sans parler de l'impact psychologique sur la population.

    Les opinions exprimees dans ce contenu n'engagent que la responsabilite de l'auteur.

    Dossier:
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    Tags:
    attentat, terrorisme, kamikaze, Internet, Vkontakte, Saint-Pétersbourg, Russie
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