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    L’Otan impose à la Norvège son bouclier antimissile

    L’Otan impose à la Norvège son bouclier antimissile

    © REUTERS / Ints Kalnins
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    Izvestia
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    L'Otan pousse la Norvège à accueillir sur son territoire un bouclier antimissile (ABM), l'Alliance affirmant dans le même temps aspirer avant tout "à la paix et à la stabilité".

    Certains partis norvégiens se sont opposés au déploiement de systèmes antimissiles de l'Otan sur le territoire de leur pays, à contre-courant des accords préalables avec l'Alliance. D'après le ministère de la Défense de ce pays, Oslo n'a toujours pas adopté de position claire à ce sujet. L'Otan, de son côté, affirme promouvoir avant tout "la paix et la sécurité". Selon Jiří Maštálka, député européen de la commission pour les relations avec l'Assemblée parlementaire de l'Otan, certains pays occidentaux sont en désaccord avec la politique de l'Alliance car ils craignent qu'elle puisse avoir des conséquences pour leur propre sécurité. Ainsi, pratiquement la moitié de la population de la Suède s'oppose déjà à l'adhésion à l'Otan.

    Le gouvernement norvégien débat activement pour savoir si le pays doit rejoindre le système de défense antimissile de l'Otan. Les partis parlementaires sont divisés et le gouvernement ne peut donc pas définir de ligne de conduite commune à ce sujet. Un groupe d'experts a été constitué il y a quelques mois pour analyser en détail ce problème et donner des recommandations au gouvernement d'ici la fin de l'année.

    Le service de presse du ministère norvégien de la Défense a déclaré qu'en dépit de l'accord préalable entre les parties, il n'avait pas été possible d'aboutir à un avis unanime concernant le déploiement du bouclier.

    Avec l'installation de ce missile antibalistique en Norvège, Oslo risque de prendre des engagements qui, à terme, affecteront négativement la sécurité de l'État et le transformeront de facto en une arme de l'Alliance.

    "Tout pays qui accepte de déployer des systèmes antimissiles sur son territoire se transforme immédiatement en cible. Après tout, selon la logique militaire, le principal objectif de toute opération consiste à détruire le centre de commandement. C'est pourquoi la réticence des politiciens norvégiens à installer le bouclier sur leur territoire s'explique avant tout par leur vision pragmatique de la situation", a expliqué Jiří Maštálka.

    Néanmoins, l'Alliance continue d'affirmer que ses actions visent à développer les relations de partenariat avec d'autres pays dans leur propre intérêt.

    Il est évident que l'installation du système antimissiles en Norvège ne stabilisera pas la situation internationale et provoquera une tension dans la région. Sachant que Moscou devra prendre des mesures pour assurer la sécurité de ses propres frontières.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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    bouclier antimissile, OTAN, Norvège
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