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    L'attentat du 11 septembre 2001 n'a pas servi de leçon à Washington

    L'attentat du 11 septembre 2001 n'a pas servi de leçon à Washington

    © AFP 2018 TIMOTHY A. CLARY
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    Le secrétaire à la sécurité intérieure des USA John Kelly a annoncé une hausse de la menace terroriste sur le territoire américain.

    "De nombreux pays éprouvent de la haine envers l'Amérique et ses valeurs, et des ressortissants étrangers continuent de s'introduire sur le territoire américain", a-t-il noté. De nombreux experts estiment que c'est l'activité militaire de Washington qui provoque l'apparition de foyers de terrorisme, et que la surveillance totale des citoyens d'autres pays n'est pas une garantie contre de nouvelles attaques.

    "La menace s'est répandue comme une tumeur cancéreuse et en un sens, les risques sont aujourd'hui plus élevés qu'il y a 16 ans, en septembre 2001", a déclaré John Kelly mardi 18 avril à l'université George Washington.

    Kelly a particulièrement insisté sur le maintien des mesures de sécurité drastiques introduites 16 ans plus tôt. "En quelques années les Américains ont oublié pourquoi ces mesures avaient été instaurées et ont commencé à remettre en question leur utilité mais il ne faut pas se relâcher", estime-t-il, pointant notamment du doigt le problème de l'immigration clandestine.

    "Tout individu qui cherche à se rendre aux USA ne fuit pas forcément la pauvreté. Nous sommes face à une véritable menace. Les migrants s'introduisent silencieusement dans le pays, vivent parmi nous, et nous ne remarquons pas du tout ce dont ils sont capables", note-t-il.

    John Kelly a également critiqué les structures de force américaines ne contrôlant pas de manière plus poussée les individus qui arrivent de régions où des groupes terroristes sont actifs et les sentiments antiaméricains sont forts.

    Les attentats du 11 septembre n'ont pas seulement poussé Washington à engager plusieurs opérations à l'étranger, mais également à durcir les mesures de sécurité dans le pays.

    C'est pourtant l'activité militaro-politique des États-Unis à l'étranger qui a créé un terreau fertile au développement d'organisations terroristes, selon un scénario immuable: d'abord les services américains soutenaient les islamistes en espérant les utiliser à leurs fins, puis ils luttaient contre les conséquences de leurs propres décisions.

    Au Moyen-Orient Washington mène une politique paradoxale: d'un côté, les militaires américains aident l'armée irakienne à attaquer le bastion de Daech à Mossoul, de l'autre on constate des cas de quasi-soutien militaire direct aux terroristes de l'État islamique en Syrie par l'armée américaine. Par exemple, la frappe des USA contre la base aérienne syrienne de Chayrat a permis aux troupes de l'EI de lancer une offensive dans cette région — et ce n'est pas l'unique incident de ce genre.

    Sachant que même si les USA déclarent lutter contre le terrorisme, il ne faut pas oublier que ce sont les Américains qui ont engendré Daech en apportant un soutien financier, matériel et psychologique à des criminels.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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    attentats du 11 septembre 2001, valeurs, menace terroriste, terrorisme, John Kelly, États-Unis
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