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    100 jours de présidence Trump: promesse tenue?

    © AFP 2019 Nicholas Kamm
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    Les médias allemands ont commencé à célébrer activement les 100 premiers jours de la présidence de Donald Trump. Ce samedi 29 avril, cette date marquera la première étape officieuse pour évaluer l'activité du 45e président des États-Unis.

    Cette enthousiasme est compréhensible étant donné que l'Allemagne est le partenaire le plus étroit des USA sur le continent européen, et que toutes les courbes de la politique américaine se reflètent immédiatement sur la situation économique, politique intérieure et étrangère de ce pays central en Europe.

    Quel est le bilan des 100 premiers jours de présidence Trump? Cette étape traditionnelle dans la politique américaine sert à effectuer une première analyse des capacités du nouveau locataire de la Maison blanche à régler les problèmes auxquels le pays fait face. En règle générale, cette période était très critique pour tout président américain. C'est logique, car le président devait mesurer ses promesses de campagne aux réalités du monde. Donald Trump ne fait pas exception. Rappelons que pendant sa campagne en octobre dernier, le républicain avait promis que dans les cent premiers jours il arriverait à « rétablir la prospérité de l'Amérique, protéger les communautés et apporter l'honnêteté dans l'activité du gouvernement ». Personnellement, Trump qualifiait ses positions et promesses de campagne de « contrat avec les électeurs américains ». Bien sûr, ce sont des propos généraux mais ils ont influencé le choix des Américains qui ont préféré sa candidature.

    Le Washington Post a compté près de 60 promesses faites par Trump aux Américains pendant sa campagne. Le président a récemment déclaré à l'agence Associated Press qu'il avait rempli la majeure partie d'entre elles mais le Washington Post a calculé que sur 60 promesses, Trump n'en avait accompli que cinq et avait renoncé à en tenir cinq autres. Le président a tenté de remplir onze promesses mais deux ont été bloquées au niveau de l'exécution (le président américain est significativement restreint par les institutions démocratiques comme le congrès, le sénat et les tribunaux) et une s'est soldée par un compromis. Quant aux 36 autres promesses, indique le quotidien, le président n'a pas bougé un doigt. Une agence de presse allemande y voit une violation par Trump de son « contrat avec les électeurs américains », ce qui se reflète sur sa popularité. Selon l'institut Gallup, si en février 62 % des électeurs faisaient confiance à Trump, en avril ils n'étaient plus que 45 %: c'est le pire résultat parmi tous les dirigeants américains qui lui ont précédé à la Maison blanche. Seul Bill Clinton était soutenu, en 1993, par 55 % des personnes interrogées au cours de ses trois premiers mois de présidence.

    Quelles promesses ont le plus négativement influencé la cote de Trump? Avant tout celles concernant l'Otan. Peu de temps avant son arrivée à la Maison blanche, Trump qualifiait cette organisation d' « obsolète » et encore en janvier, il déclarait aux quotidiens allemand Bild et londonien Times que l'Otan était « excessive » parce que cette alliance avait été fondée il y a longtemps et que ses membres ne versaient pas leurs cotisations au niveau nécessaire, tandis que les USA prenaient en charge les dépenses principales. Mais il y a deux semaines, lors d'un entretien avec le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, Trump a qualifié l'Otan de « bastion pour soutenir la paix et la sécurité internationales ».

    Son changement radical de ligne concerne également la Chine, qui était pendant sa campagne qualifiée de « force du mal en Asie volant les emplois aux Américains et manipulant le cours de sa monnaie ». Aujourd'hui, tout semble différent notamment à cause de la forte influence de la Chine sur le dirigeant nord-coréen. Toutefois, ce virage au profit d'un ton conciliant vis-à-vis de Pékin n'empêche pas les USA d'accroître leur présence militaire à proximité de la Corée du Nord et de la Chine, y compris par la construction d'un système de missiles antibalistiques en Corée du Sud.

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