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    L'extradition de Gülen au menu de la rencontre Trump-Erdogan

    © AP Photo / Chris Post
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    Traduction de la presse russe (mai 2017) (78)
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    A Washington, le ministre turc de la Justice Bekir Bozdag a évoqué avec le procureur général des États-Unis Jeff Sessions l'extradition du prédicateur islamique Fethullah Gülen des USA vers la Turquie.

    Le leader du mouvement Hizmet d'opposition est accusé d'avoir fomenté le coup d'État avorté en Turquie en 2016. Le Parquet d'Istanbul a terminé l'enquête sur cette affaire et réclame 3 600 condamnations à vie pour Gülen. L'extradition du prédicateur sera l'un des thèmes centraux de la rencontre entre Donald Trump et Recep Tayyip Erdogan du 15 au 17 mai. Selon la chaîne RT.

    Ce n'est pas la première fois que la remise de Gülen à la Turquie est évoquée: son extradition avait déjà été soulevée en août 2016 pendant une réunion américano-turque à Ankara. Washington exige que la Turquie apporte des preuves de l'implication de Gülen dans l'organisation du putsch — ce dernier affirme n'être aucunement lié à la tentative de coup d'État.

    Dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016, à Ankara et à Istanbul, un groupe de soldats et d'officiers turcs ont tenté de commettre un coup d'État. Le putsch a fait 246 morts et plus de 2 000 blessés. Les autorités turques ont accusé Gülen d'avoir préparé ce coup d'Etat et ont fermé par la voie législative plusieurs milliers d'organisations liées à ses partisans.

    Cela fait 18 ans que Fethullah Gülen vit aux États-Unis, où il est parti en 1999 pour "recevoir des soins" sans jamais en revenir. Selon une autre version, l'opposant aurait quitté la Turquie pour fuir les persécutions des forces de l'ordre.

    En 2000 Gülen a été accusé de complot contre le gouvernement turc. Huit ans plus tard, l'affaire a fait l'objet d'un non-lieu. En dépit des accusations, le mouvement Gülen soutenait activement le parti d'Erdogan tant qu'il était premier ministre, ce qui a contribué à sa victoire à la présidentielle.

    En 2013, des médias turcs supposément contrôlés par Gülen ont accusé de corruption le premier ministre turc et plusieurs de ses ministres. Après cela, les relations entre Gülen et Erdogan se sont significativement dégradées.

    Depuis 2014, la justice turque a délivré trois mandats d'arrêt contre Gülen.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (mai 2017) (78)
    Tags:
    Fethullah Gülen, Donald Trump, Recep Tayyip Erdogan
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