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Pyongyang a annoncé le succès du lancement de son missile balistique Hwasong-12, qui a parcouru dimanche environ 700 km avant de tomber en mer du Japon.

La Corée du Nord souligne que ce missile pourrait être muni d'une ogive nucléaire et met une nouvelle fois en garde les États-Unis contre les conséquences éventuelles de toute provocation à son encontre. Le groupe aéronaval américain mené par le porte-avions Ronald Reagan a quitté sa base au Japon pour une mission de longue durée.

Dans la nuit de dimanche à lundi, il a été annoncé que Pyongyang considérait comme réussi le lancement du missile balistique de moyenne portée tombé dimanche matin en mer du Japon après avoir parcouru près de 700 km.

Pyongyang a souligné que l'essai du missile Hwasong-12 avait été organisé en tenant compte de la sécurité des pays voisins. Comme l'a annoncé l'agence de presse nord-coréenne KCNA, le lancement a été réalisé pour évaluer les "particularités tactiques et technologiques d'un missile de nouveau type prévu pour une grande ogive nucléaire".

L'agence de presse cite également le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, qui a mis en garde une nouvelle fois les USA contre les éventuelles conséquences de provocations contre Pyongyang.

"Washington ne devrait pas sous-estimer le fait que le territoire américain et la zone opérationnelle de l'Asie-Pacifique se trouvent à portée des puissants moyens de la Corée du Nord prêts à riposter", a déclaré Kim Jong-un.

Selon l'agence de presse sud-coréenne Yonhap, le dirigeant nord-coréen a personnellement suivi le lancement du Hwasong-12 de type sol-sol.

Pyongyang a l'intention de poursuivre les essais: "Notre pays doit créer des moyens d'attaque et des dispositifs nucléaires plus précis et diversifiés, ainsi que se préparer à de nouveaux essais qui continueront tant que les USA et leurs vassaux ne feront pas le bon choix".

Kim Jong-un a qualifié la Corée du Nord de "puissance nucléaire avec un puissant potentiel militaire de dissuasion".

La Corée du Nord a confirmé les suppositions exprimées la veille selon lesquelles le missile aurait suivi une trajectoire courbe. Le lancement a donc été effectué de manière pratiquement verticale.

Le diagnostic de Washington

Plus tôt, la communauté internationale avait condamné le lancement de ce missile balistique car une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies interdit à la Corée du Nord toute activité visant à élaborer l'arme nucléaire et ses vecteurs.

L'ambassadrice des USA à l'Onu Nukki Haley a déclaré dans une interview à ABC que Washington continuerait de "serrer la vis" par rapport à la Corée du Nord.

La diplomate est persuadée que Kim Jong-un se trouve "en état de paranoïa".

Dans le même temps l'agence de presse japonaise Kyodo, se référant aux autorités de son pays, a annoncé que le groupe aéronaval américain emmené par le porte-avions Ronald Reagan basé à Yokosuka, près de Tokyo, était sorti en mer pour une longue mission. Ce groupe est composé du porte-avions nucléaire, d'un croiseur lance-missiles et d'au moins deux destroyers, accompagnés par un sous-marin nucléaire d'attaque. Aucune information n'a été rapportée sur l'itinéraire des navires mais le Japon suppose que cette mission pourrait être associée à la montée des tensions sur la péninsule coréenne.

Les voisins haussent le ton

La ministre japonaise de la Défense Tomomi Inada et son homologue sud-coréen Han Min-koo se sont entretenus par téléphone au sujet du nouveau cycle de tension sur la péninsule. Les militaires japonais supposent que le missile lancé dimanche est celui qui avait été présenté pendant le défilé organisé le 15 avril à l'occasion du 105e anniversaire de Kim Il-sung.

Le secrétaire général du gouvernement japonais Yoshihide Suga a noté que la Corée du Nord "avait atteint un certain progrès technique". Tokyo admet également que Pyongyang a pu organiser les essais d'un nouveau type de missile. Pour autant, Suga ne salue pas le "dialogue pour le dialogue" et insiste sur la politique de pression contre la Corée du Nord.

Katsuyuki Kawai, conseiller du premier ministre japonais, va se rendre immédiatement aux USA pour des consultations extraordinaires au regard de la nouvelle escalade sur la péninsule coréenne.

La Russie, elle aussi, suit de près les essais en Corée du Nord. Le ministère russe de la Défense a démenti dimanche les déclarations américaines selon lesquelles le missile nord-coréen aurait volé en direction de la frontière russe.

Au contraire, d'après le ministère, le missile nord-coréen s'éloignait du territoire russe et se trouvait à grande distance de ses frontières. "Ce lancement ne représentait aucun danger pour la Fédération de Russie", indique le communiqué diffusé par le ministère russe de la Défense.

Une ceinture, mais des routes différentes

Il a également été annoncé dimanche que des représentants de Séoul et de Pyongyang s'étaient entretenus brièvement en marge du forum La ceinture et la route à Pékin. A l'issue de la rencontre, le député sud-coréen Park Hyung-seok a noté que, selon lui, la Corée du Nord était "prête pour un sommet intercoréen".

Le président sud-coréen Moon Jae-in, élu en mai, a souligné que le dialogue avec Pyongyang ne serait possible que si Kim Jong-un faisait évoluer sa position en acceptant des concessions. Washington tient le même discours.

Dans le cadre du forum de Pékin, la crise coréenne a également été évoquée au sommet: le président russe Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping y ont accordé beaucoup d'attention pendant leur entretien.

"(Vladimir Poutine et Xi Jinping) ont évoqué en détail la situation sur la péninsule coréenne. Tous les deux se sont dits préoccupés par l'évolution de la situation et la montée des tensions, a déclaré aux journalistes le porte-parole du président russe Dmitri Peskov. Ils ont exprimé leur préoccupation quant à l'escalade de la tension, y compris compte tenu du dernier lancement (d'un missile nord-coréen)."

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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Traduction de la presse russe (mai 2017) (78)

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Tags:
missiles balistiques, Kim Jong-un, Pyongyang, Corée du Nord
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