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Traduction de la presse russe (mai 2017) (78)
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Plusieurs partis parlementaires européens pensent que les sanctions contre la Russie doivent faire l'objet d'un référendum.

Cette question préoccupe tout particulièrement la République tchèque et l'Autriche, où plusieurs forces politiques ont l'intention d'élargir le principe de « démocratie directe », c'est-à-dire de simplifier au maximum le processus d'annonce de référendums pour donner aux citoyens le droit d'exprimer leur avis sur les questions centrales de politique nationale et étrangère. La décision infondée de Bruxelles de déclencher une guerre économique contre Moscou suscite le mécontentement de certains politiciens, mais également des citoyens de l'UE qui ne voient aucun sens dans cette politique de confrontation. Selon le quotidien Izvestia.

Prochainement, le parti tchèque Liberté et démocratie directe ( SPD ) soumettra au parlement national un projet de loi simplifiant la procédure d'annonce d'un référendum. Ce document adapte la pratique constitutionnelle suisse offrant la possibilité d'un référendum si 100 000 signatures d'électeurs sont récoltées en ce sens. Actuellement, ce pallier est de 250 000 en République tchèque. De plus, un référendum est considéré comme légitime avec la participation d'au moins 50 % des personnes ayant le droit de vote. La nouvelle initiative du SPD induit également l'annulation de ce point.

Le parti de la liberté d'Autriche ( FPÖ ), qui prône l'annulation des mesures antirusses, adopte la même position. D'ailleurs, le FPÖ a toutes les chances d'arriver au pouvoir après les législatives anticipées.

La centralisation de l'UE a conduit au renforcement de la position de Bruxelles au détriment des droits souverains des États membres. Les autorités centrales tente de plus en plus d'imposer aux pays membres une politique allant à l'encontre de leurs intérêts. Les hauts représentants de l'UE bloquent non seulement les débats sur la levée des sanctions antirusses — contreproductives pour les économies nationales — mais cherchent également à imposer des quotas d'accueil des réfugiés du Moyen-Orient.

Progressivement, les représentants de l'establishment européen prennent conscience du fait que les restrictions adoptées contre la Russie ont infligé un grave préjudice aux entreprises orientées vers le marché russe. Les sanctions ont également gelé la coopération politique entre Moscou et Bruxelles, et ont sérieusement porté atteinte à la coopération dans le domaine de la sécurité internationale. C'est pourquoi certains partis prennent des mesures concrètes et promeuvent le principe de démocratie directe. Bruxelles parvient pour l'instant à faire pression sur les gouvernements de certains pays, mais ne pourra certainement pas aller contre l'avis exprimé par la majorité des citoyens via un référendum légitime.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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Traduction de la presse russe (mai 2017) (78)

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sanctions, Europe, Russie
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