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Traduction de la presse russe (mai 2017) (78)
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Même si l'une des premières décisions du président américain Donald Trump fut d'interdire aux citoyens de pays musulmans d'entrer aux États-Unis, il s'est rendu en Arabie saoudite - patrie des sanctuaires musulmans de la Mecque et de Médine.

Il s'est rendu pour des pourparlers très conviviaux avec les Saoudiens, qui se sont soldés par la signature d'importants contrats d'armement.

A Riyad, Trump n'a pas du tout mentionné "la menace de l'islam pour toute l'humanité progressiste" ni critiqué l'Arabie saoudite ou d'autres pays arabes qui soutiennent des sunnites radicaux. Au contraire, il a salué le royaume et d'autres pays de la région pour la lutte qu'ils mènent contre le terrorisme et leur a promis le soutien des États-Unis dans la bataille contre l'extrémisme, tout en soulignant qu'il serait préférable pour les USA d'y participer plus activement.

La raison de ce virage à 180 degrés est évidente: la course présidentielle pour gagner la sympathie des électeurs a cédé la place à la politique réelle, qui nécessite une évaluation lucide de la situation et des décisions en fonction des intérêts de l'État. Les relations avec les Saoudiens ne sont pas le seul exemple d'une telle approche: pendant sa campagne, Trump lançait des éclairs en direction de la Chine mais son premier entretien avec Xi Jinping s'est déroulé dans une atmosphère chaleureuse et amicale.

"Nous prônons le réalisme fondé sur les principes, la promotion de la sécurité à travers la stabilité, et non des changements radicaux et des destructions, a expliqué le président. Dans la mesure du possible nous aspirerons à des changements progressifs au lieu d'une intervention chirurgicale. Nous devons chercher des partenaires sans tomber dans le perfectionnisme."

Le président américain a manifestement décidé de revenir aux traditions de la Guerre froide: miser sur "ses enfants de salauds à soi" — en l'occurrence le roi saoudien Salmane et le président égyptien Sissi, à l'égard desquels les organisations des droits de l'homme ont accumulé une longue liste de questions. Tous les deux sont des dirigeants fermes qui ne craignent pas d'utiliser la force et se débarrassent sans hésiter de ceux qui menacent la stabilité de leur État — que ce soit des terroristes ou des rivaux politiques.

En dépit de toute sa rhétorique anti-islamique, Trump s'est avéré être un partenaire bien plus commode pour Riyad. Premièrement, il a violemment critiqué l'accord nucléaire avec l'Iran. Deuxièmement, il a souvent souligné qu'il n'avait pas l'intention de s'ingérer dans les affaires d'autres États au nom de principes moraux, préférant se concentrer sur les problèmes purement américains.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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Traduction de la presse russe (mai 2017) (78)

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Donald Trump, Riyad, Arabie Saoudite, États-Unis
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