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    Corée du Nord

    La réponse balistique de la Corée du Nord au sommet du G7

    © Sputnik. Ilya Pitalev
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    Nezavissimaïa gazeta
    Traduction de la presse russe (mai 2017) (78)
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    Le missile de courte portée lancé lundi par a Corée du Nord a atterri dans la zone économique exclusive du Japon. Le premier ministre japonais Shinzo Abe a protesté et promis de prendre des mesures de rétorsion contre ce pays violateur des résolutions de L'Onu.

    Selon les analystes, sans soutien le Japon ne pourra pas faire plus que fouiller les navires nord-coréens dans ses eaux. Pour aller plus loin il aura besoin de l'appui des États-Unis mais même le chef du Pentagone James Mattis a averti qu'une guerre entraînerait une tragédie d'une ampleur terrible. Selon Nezavissimaïa gazeta.

    Il s'agit du troisième essai balistique mené par Pyongyang en moins de trois semaines. « La munition tirée du port Wonsan sur la côte est de la péninsule coréenne était de classe Scud ( origine soviétique, production dans les années 1950-1960 ) », selon la ministre japonaise de la Défense Tomomi Inada.

    Selon les analystes, cet essai fournit des informations utiles et rapproche le jour où les missiles nord-coréens seront capables d'infliger des dommages irréversibles au Japon et aux bases américaines implantées sur son territoire.

    A cet égard Shinzo Abe a décrété trois directives. Premièrement: recueillir et fournir à la population des informations sur les lancements. Deuxièmement: garantir la sécurité des citoyens et des transports. Troisièmement: être prêts aux événements à venir.

    On ignore si Pyongyang osera lancer une attaque, et si les Américains seront capable d'intercepter leur missile.

    Quant aux sanctions économiques, le Japon a interdit aux cargos nord-coréens d'entrer dans ses ports.

    Par ailleurs, Tokyo se prépare au pire des scénarios et organise des exercices d'évacuation. Dans le même temps les Japonais craignent une vague de réfugiés en cas d'effondrement du régime nord-coréen — en Chine, en Russie, mais aussi au Japon. Ils craignent particulièrement l'arrivée de terroristes se faisant passer pour des réfugiés.

    Néanmoins, Tokyo et Washington ont tous les deux conscience du fait qu'une attaque préventive contre la Corée du Nord serait très risquée.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (mai 2017) (78)

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    Tags:
    missiles, États-Unis, Japon, Corée du Nord
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