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    Frappe US contre Raqqa

    Le Pentagone et les forces kurdes se préparent à l'assaut de Raqqa

    © AP Photo / Aamaq News Agency
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    Traduction de la presse russe (juin 2017) (35)
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    Avec le soutien aérien des États-Unis, les Kurdes de l'alliance des Forces démocratiques syriennes (FDS) ont réussi à encercler la ville syrienne de Raqqa, bastion des terroristes de l’État islamique.

    Cela ne signifie pas pour autant que les djihadistes ne pourront pas quitter la ville: les Kurdes négocient actuellement avec les leaders de l'État islamique l'évacuation d'une partie des combattants. Les radicaux perdent l'espoir de pouvoir maintenir leurs positions à Raqqa et se cherchent une nouvelle "capitale". C'est probablement l'armée gouvernementale syrienne et l'aviation russe qui devront affronter les unités qui se retireront de Raqqa. Pendant ce temps, Ankara critique les agissements des USA et des Kurdes — les alliés de l'Otan ont pratiquement écarté les militaires turcs de l'opération.

    La coalition qui mène l'offensive contre les positions de l'EI à Raqqa a réussi à remporter récemment plusieurs victoires tactiques. Les FDS, qui ont assiégé Raqqa, ont bloqué les accès sud de la ville. Les troupes kurdes ont réussi à prendre le contrôle de la route Raqqa-Rassafa qui permettait d'approvisionner les djihadistes occupant la ville. De plus, les terroristes n'ont plus de voies d'évacuation — les forces de la coalition ont repris le village de Tabqa et d'autres communes en bloquant Raqqa à l'ouest, au nord et à l'est. L'aviation américaine porte assistance aux troupes qui avancent sur la ville.

    Selon l'expert militaire Boris Rojine, une administration arabe provisoire subordonnée aux Kurdes et aux Américains sera créée après la prise de la ville, mais ce sont les Arabes ethniques qui patrouilleront dans la ville. "Cela permettra d'empêcher les altercations avec la population arabe", note l'expert. De leur côté, les Américains n'ont pas l'intention de renoncer à leur coopération avec les Kurdes.

    Dans l'impossibilité de convaincre Washington d'exclure les unités kurdes de l'opération, le président turc a annoncé qu'Ankara n'avait plus l'intention de participer à l'assaut de Raqqa. Recep Tayyip Erdogan a pris cette décision après son entretien avec son homologue américain Donald Trump le 16 mai.

    Les Kurdes des FDS commencent à "marcher sur les pieds" non seulement d'Ankara, mais également de Moscou et de Damas. Selon une source du ministère russe de la Défense, l'EI a réussi à passer un accord avec les Kurdes sur l'évacuation de djihadistes en direction de Palmyre. Après la défaite annoncée à Mossoul le commandement de l'EI n'espère visiblement pas garder le contrôle de Raqqa sous la pression de la coalition américano-kurde et accepte déjà de battre en retraite.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Traduction de la presse russe (juin 2017) (35)

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    Tags:
    Kurdes, Etat islamique, Donald Trump, Recep Tayyip Erdogan, Tabqa, Palmyre, Raqqa, Syrie, Irak, États-Unis
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