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    Le président moldave Igor Dodon

    Le président moldave espère que le conflit diplomatique avec la Russie n'ira pas plus loin

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    Traduction de la presse russe (juin 2017) (35)
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    Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg réunit actuellement les représentants politiques de nombreux pays.

    Parmi eux: le président moldave Igor Dodon, qui partage dans cette interview ce qu'il attend de ce rendez-vous, évoque ses craintes concernant le "conflit diplomatique" déclenché par le parlement du pays et parle de la perspective d'éventuelles élections anticipées en Moldavie.

    - Après l'expulsion de diplomates russes de Moldavie, Moscou a pris des mesures de rétorsion. D'après vous, quelles sont les raisons de ce scandale diplomatique?

    - Je pense que c'est une provocation de la part des représentants du pouvoir moldave qui sont préoccupés de voir que le président Dodon a réussi à trouver un terrain d'entente en six mois et à améliorer significativement les relations entre nos pays. Aujourd'hui, on constate une dynamique positive entre la Moldavie et la Russie dans tous les domaines — des exportations aux questions migratoires. Il y a plusieurs progrès concernant la Transnistrie. La popularité du président moldave monte, et en prévision des législatives de l'année prochaine ils organisent de telles provocations pour saper cette tendance positive. D'autant que c'est également bénéfique pour les partenaires occidentaux du pays.

    - Cette "guerre" diplomatique pourrait-elle avoir de sérieuses conséquences?

    — Nous avons échangé des notes. J'espère réellement qu'il n'y aura pas de suite. Car cela pourrait toucher des centaines de milliers de nos citoyens qui travaillent en Russie, qui travaillent en Moldavie et exportent des produits en Russie.

    - Quelles sont vos attentes pour ce forum? Quels représentants russes comptez-vous rencontrer à Saint-Pétersbourg?

    - Ce n'est pas la première fois que je participe à ce forum. J'y ai participé en tant que ministre de l'Économie en 2007-2009, puis en tant que député. C'est une très bonne plateforme pour évoquer les problèmes économiques globaux. Hormis mon intervention pendant la réunion plénière je rencontrerai plusieurs responsables russes, notamment Dmitri Rogozine (vice-premier ministre russe). Je me suis déjà entretenu avec Alexeï Miller (président de Gazprom). J'espère également pouvoir échanger sur la situation en Moldavie avec le président russe Vladimir Poutine.

    - L'expulsion réciproque de diplomates sera-t-elle évoquée avec des responsables russes?

    — J'espère qu'en marge du forum nous pourrons aborder ce sujet avec le président russe.

    - Vous avez parlé de progrès concernant la Transnistrie. Quels sont-ils?

    - Il y a des changements positifs au moins sur deux points. Premièrement, il est question des problèmes actuels qui concernent l'approche complexe du protocole de Berlin de l'an dernier (protocole de 2016 de la réunion permanente en format 5+2) sur les plaques d'immatriculation transnistriennes, sur les écoles enregistrées en Transnistrie et sur les diplômes d'université. Nous avons significativement avancé sur ces aspects primordiaux. En début de semaine nous nous sommes mis d'accord dans le pays et nous avons présenté une position commune qui, je pense, répond aux intérêts des habitants et des dirigeants de la Transnistrie. Deuxièmement, je travaille activement pour réanimer l'accord sur l'achat de l'électricité avec la centrale de Cuciurgan (qui se trouve en Transnistrie). C'est important aussi bien pour la Transnistrie que pour la Moldavie. Je pense que cela sera possible dans les jours à venir.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Traduction de la presse russe (juin 2017) (35)

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    Tags:
    interview, conflit, expulsions, diplomates, Forum économique international de Saint-Pétersbourg 2017, Transnistrie, Moldavie, Russie
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