Lu dans la presse
URL courte
Par
3112
S'abonner

Le conflit entre le Qatar et ses voisins, notamment Bahreïn et l'Arabie saoudite, a atteint le point d'ébullition.

Sept pays arabes ont rompu leurs relations diplomatiques avec l'un des Etats les plus riches et les plus influents du monde, l'accusant de soutenir l'Etat islamique, Al-Qaïda et d'autres terroristes. Selon la revue en ligne Vzgliad.

Cette rupture de relations diplomatiques avec le Qatar ne devrait pas pour autant impacter l'accord sur la réduction de la production pétrolière entre les membres de l'Opep et les pays qui n'en font pas partie. C'est ce qu'a déclaré le représentant permanent de la Russie auprès des organisations internationales à Vienne Vladimir Voronkov.

Quoi qu'il en soit, le conflit diplomatique qui a éclaté lundi dans le monde arabe a déjà entraîné une hausse des tarifs pétroliers. Selon les sources, le ministère russe de l'Energie évoquera la situation avec le Qatar au comité de surveillance de l'Opep.

L'Arabie saoudite a annoncé lundi la rupture des relations diplomatiques avec le Qatar. Six Etats ont suivi son exemple — l'Egypte, Bahreïn, le Yémen, les Emirats arabes unis, la Libye et les Maldives.

Et il ne s'agit pas seulement de mesures diplomatiques. La communication maritime et aérienne a été suspendue avec le Qatar ( EgyptAir et Emirates ont soutenu le blocus ). L'Arabie saoudite est allée plus loin en fermant la communication terrestre. Les autorités de ces pays ont également interdit à leurs citoyens de se rendre au Qatar et ont fermé l'entrée aux citoyens qataris. Le gouvernement saoudien a retiré la licence de la chaîne qatarie Al Jazeera pour la diffusion sur son territoire.

Le Qatar est accusé de soutenir le terrorisme, de déstabiliser la situation et de menacer la sécurité de la région. Il a été notamment critiqué par l'Egypte pour le refus d'extrader les Frères musulmans. Le Yémen a accusé le Qatar de soutenir les rebelles chiites Houthis. De plus, l'émirat a été exclu de l'opération militaire de la coalition menée par l'Arabie saoudite au Yémen. Son commandement a accusé Doha de soutenir les organisations terroristes Etat islamique et Al-Qaïda.

La démarche de l'allié très proche des USA — de l'Arabie saoudite — a particulièrement préoccupé Washington. « Nous appelons les parties à s'assoir à la table des négociations et à résorber tous les différends », a appelé le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson. Ce dernier a proposé l'aide américaine pour régler la situation.


Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

Lire aussi:

Les ÉAU invitent le Qatar à créer une «feuille de route» pour sortir de la crise
Crise du Golfe: à son tour, le Qatar suspend ses vols vers ses voisins
Le Qatar aurait payé aux terroristes une rançon d’un milliard de dollars
«Si le Qatar ne modifie pas sa politique, Washington prendra des mesures plus dures»
Tags:
conflit, Etat islamique, États-Unis, Qatar, Doha
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook