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Traduction de la presse russe (juin 2017) (35)
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Le programme public d'armement à l'horizon 2020 touche à sa fin et va céder la place à un nouveau plan quinquennal en vigueur jusqu'en 2025. Le président du Consortium unifié de construction navale (OSK) Alexeï Rakhmanov évoque les commandes publiques, le financement et la question des sous-traitants.

Quelles sont les priorités du nouveau programme d'armement public en matière de construction navale?

Rakhmanov: Ces priorités ont été clairement formulées et n'ont pas changé depuis cinq ans. Le président a donné des directives pour équiper la marine en matériel moderne et renouveler ses principaux éléments — des navires de zone maritime lointaine aux forces de dissuasion stratégique en passant par tout ce qui concerne la zone maritime proche et la protection de nos intérêts nationaux.

Tout programme d'armement comporte ses "vedettes". Pour la marine russe, c'est indéniablement le Lider, grand navire océanique, et le futur porte-avions. Que pouvez-vous dire sur ces projets?

Nous poursuivons le travail sur tous les futurs projets. Sachant que les tendances actuelles sont telles que l'armement devient de plus en plus puissant et compact.

Il faut souligner qu'au sein de l'OSK nous créons le vecteur, et que l'armement incombe aux sous-traitants. En théorie. Car en pratique si l'arme ne correspond pas aux attentes des clients, la responsabilité retombe sur nous.

Il serait logique de poser une question sur la réforme de l'interaction avec les sous-traitants. Comment faut-il la changer? Où aller? Du côté des ministères?

Il y avait une agence pour la construction navale, qui est devenue un département au ministère. Alors qu'avant il existait tout un ministère. La question n'est pas tant celle de l'appellation de la structure qui supervise le processus, mais sa fonction.

Je pense que l'État pourrait remplir la fonction de régulateur économique pour certains secteurs où c'est vital. Le programme de construction navale d'ici 2050 doit être mis en œuvre. Premièrement, il a été signé par le président, deuxièmement, il a été convenu avec le ministère de la Défense et les chantiers navals — et pas seulement avec l'OSK. Dans cette configuration tout écart au programme signifierait que quelqu'un a perdu de l'argent.

Quels sont les plans et les priorités du programme sous-marinier? Les sous-marins des projets 955, 885 et 636 devraient être mis en service d'ici cinq ans. Et ensuite?

Nous ne resterons pas sur place — ni du point de vue de développement de la flotte russe, ni du point de vue de nos contrats commerciaux extérieurs. Chaque bureau d'étude travaille sur ses propres projets, aussi bien élaborés individuellement que financés par un éventuel client.

Comment les événements syriens ont-ils influencé le cahier de commandes des chantiers navals?

Ces événements durent depuis deux ans mais comme je l'ai dit, cela représente un délai très bref pour les chantiers de Sevmach, Iantar ou les Chantiers du Nord. C'est pourquoi je ne peux pas dire que cela nous a sérieusement affectés.

Сroiseur russe Amiral Kouznetsov
© Photo / Ministère de la Défense (Royaume-Uni)
Nous avons vu en Syrie que notre science militaire et de l'armement n'avait rien à envier à la tactique et aux technologies des éventuels adversaires. Et bien que cela paraisse cynique, c'est l'un des principaux résultats de la campagne syrienne.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

Dossier:
Traduction de la presse russe (juin 2017) (35)

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Tags:
chantiers navals, armements, Marine russe, Russie
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