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    Traduction de la presse russe (juin 2017) (35)
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    Ils y a plusieurs années se sont éteints des animaux dont l'existence nous était encore inconnue il y a peu, notamment les grands animaux marins tels que le requin géant mégalodon - l'un des derniers monstres des mers de la planète.

    Cette découverte a été réalisée par des chercheurs suisses et allemands.

    L'Anthropocène désigne l'époque géologique correspondant à l'ingérence active de l'homme dans la biosphère de la Terre, qui a commencé à exploiter des ressources minières, créer des domaines agricoles et déboiser les forêts. L'activité de l'homme, qui engendre une augmentation du CO2 dans l'atmosphère, a entraîné la disparition de nombreux écosystèmes naturels, notamment les territoires côtiers — entre autres à cause de la montée du niveau des océans due à la fonte des glaces en raison des changements climatiques globaux.

    Les chercheurs de l'université de Zurich et du musée des sciences naturelles de Berlin ont découvert qu'il y a environ 2-3 millions d'années, à la fin du Pliocène, s'était produite une extinction massive ayant vu disparaître de nombreux représentants de la mégafaune marine.

    Les scientifiques ont analysé les fossiles de la mégafaune marine du Pliocène et du Pléistocène (soit une période commençant il y a 5,3 millions d'années pour s'achever il y a 9.700 ans) et ont conclu que la biodiversité s'était considérablement réduite au fil des ères. Ainsi, la population de mammifères marins s'est réduite de 55% et 43% des tortues marines ont disparu. Cette vague de disparition a même frappé les oiseaux (-35%) et les requins (-9%).

    En dépit de cette extinction globale, de nouvelles espèces sont apparues plus tard pendant le Pléistocène: les ours blancs, les oceanodromas (Procellariiformes) et les manchots megadyptes par exemple. Environ un quart de toutes les espèces du Pléistocène n'existaient pas pendant le Pliocène. Toutefois, les processus de spéciation n'ont pas permis à la biodiversité de retrouver son niveau initial. La faune marine s'est appauvrie de manière irrémédiable à cause de cette extinction.

    Bien que la disparition d'un tiers des espèces marines du Pliocène n'ait pas été aussi massive que d'autres grandes extinctions, elle a conduit à une «érosion» significative de la diversité fonctionnelle. 17% de toutes les fonctions écologiques ont disparu et 21% ont évolué. Les prédateurs répandus ont cessé d'exister pour laisser la place à d'autres animaux carnivores auxquels les habitants de la mer ont dû s'adapter à nouveau. De plus, les facteurs géologiques et climatiques ont également joué un rôle. Par exemple, à cause des fluctuations du niveau de l'océan la superficie de la zone néritique — la zone la plus productive de l'océan mondial où vivent de nombreux poissons, les eaux sont riches en plancton et en substances minérales balayées par les fleuves depuis la Terre — s'est réduite au bord du plateau continental.

    «Cette étude montre que la mégafaune marine était bien plus vulnérable aux changements globaux de l'environnement dans un passé géologique récent qu'on ne le supposait», déclare Catalina Pimiento, responsable de ces travaux. Selon elle, les animaux marins contemporains comme les baleines, les phoques, les otaries et les requins représentent également un maillon faible et souffrent significativement de l'impact négatif de l'homme sur les écosystèmes côtiers.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (juin 2017) (35)

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    Tags:
    découverte, espèces biologiques, monstre, chercheurs
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