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Traduction de la presse russe (juillet 2017) (61)
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Le lancement réussi d’un missile intercontinental par la Corée du Nord mardi aggrave encore le conflit diplomatique qui entoure la péninsule coréenne et remet en question l’équilibre stratégique maintenu depuis des décennies dans le Pacifique.

«Cette nouvelle manœuvre nord-coréenne est le plus grand défi de politique étrangère lancé à l'administration du président américain Donald Trump et augmente le coût potentiel des actions militaires contre Pyongyang», rapporte le Wall Street Journal.

Uzi Rubin, ingénieur israélien spécialisé en défense antimissile et ancien directeur de l'Organisation pour la défense antimissile d'Israël, estime d'après une analyse préliminaire que le missile Hwasong 14 lancé par la Corée du Nord est capable de parcourir presque 10.000 km, soit la distance qui sépare son point de lancement de San Francisco.

Mais les avis sont partagés à ce sujet. Markus Schiller, spécialiste des missiles à l'agence allemande ST Analytics, pense que la Corée du Nord a encore besoin de plusieurs années de développement. «Leur travail ne fait que commencer», affirme l'expert.

Par ailleurs, les observateurs avertissent qu'une éventuelle réponse militaire des États-Unis aux actions de Pyongyang ne ferait qu'aggraver la situation dans la péninsule coréenne au lieu de conduire à la paix.

Selon l'agence de presse Reuters, les USA pourraient notamment réagir en faisant pression sur la Corée du Nord par une extension des sanctions, ce qui nécessiterait toutefois le soutien de la Chine tant exigé par Trump. Des opérations secrètes sont également envisageables.

Des options diplomatiques, déjà pointées par la Russie et la Chine, sont également envisageables. Moscou et Pékin ont notamment appelé Pyongyang à décréter de son propre gré un moratoire sur les essais de missiles balistiques et nucléaires, tout en exhortant les USA et la Corée du Sud à s'abstenir d'exercices militaires communs.

Pendant ce temps, la Corée du Sud a confirmé que le nouveau missile nord-coréen était intercontinental: les experts du pays ont conclu que le Hwasong 14 était un missile KN 17 modernisé ou un Hwasong 12 de version nord-coréenne.

Le ministre sud-coréen de la Défense Han Min-koo a précisé devant le parlement national que les militaires sud-coréens n'avaient pas de preuves du retour du missile dans l'atmosphère, rapporte l'agence de presse Yonhap. En d'autres termes, en conditions réelles ce missile n'aurait pas été capable de toucher des cibles au sol.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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Traduction de la presse russe (juillet 2017) (61)

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missiles balistiques, Corée du Nord
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