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Négociations sur le Brexit (2017) (148)
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La première ministre britannique Theresa May cherche des nouvelles optimistes pour calmer les débats qui font toujours rage au Royaume-Uni concernant la sortie du pays de l'UE.

L'éventuel accord de libre-échange avec les États-Unis, auquel le président américain Donald Trump a dit être disposé pendant le sommet du G20, est pour l'instant le meilleur atout de la première ministre. Par ailleurs, le gouvernement britannique publiera jeudi un projet de loi pour donner un statut national à la législation de l'UE en vigueur dans le pays.

Le dirigeant américain a déclaré qu'il espérait conclure «très rapidement» un accord «sérieux» avec le Royaume-Uni. Il a également confirmé son intention de se rendre en visite dans ce pays. Donald Trump n'a pas annoncé la date de sa visite, soulignant que cette question était «encore à l'étude».

Theresa May a également abordé la question des accords commerciaux avec d'autres dirigeants. Elle affirme que plusieurs pays ont accueilli avec enthousiasme la perspective de conclure un accord commercial avec Londres, notamment le Japon et la Chine. Toutefois, d'après la première ministre, il est trop tôt pour entrer dans les détails. Les discussions concrètes ne commenceront qu'à l'issue de la procédure officielle de négociations avec l'UE qui expire en mars 2019.

Theresa May et son gouvernement conservateur prônent un Brexit dur, qui suppose la sortie du marché européen commun et de l'union douanière de l'UE, ainsi que le rejet de toute atteinte de la Cour européenne à la législation britannique. La sortie de l'accord douanier permettra à Londres de mener une politique commerciale nationale dédouanée des principes de la Commission européenne.

Les discussions dans le cadre du récent sommet du G20, décrites comme «positives» par Theresa May, seront un appui pour le gouvernement dans la mise en œuvre du Brexit. La séparation dure avec Bruxelles, promue par les conservateurs, a été critiquée par certains députés et politiciens britanniques. Ainsi, l'ex-premier ministre David Cameron, environ 50 députés du parti travailliste et plusieurs législateurs conservateurs prônent le maintien du pays au sein du marché européen commun.

Cette semaine déjà, le gouvernement publiera une note pour annuler la loi de 1972 actant l'adhésion britannique à l'UE. Ce projet de loi donnera un statut national à la législation de l'UE en vigueur dans le pays. De cette manière, les députés de Londres auront la possibilité d'annuler les mesures de l'UE sans l'approbation de Bruxelles.

Le Brexit dur soutenu par Theresa May n'a pas reçu le soutien inconditionnel qu'espérait la première ministre aux dernières législatives, constate Tatiana Romanova, experte du Club de discussion international Valdaï. C'est pourquoi la pression sur la chef du gouvernement du côté de son propre parti et de la population ne fera que croître. «Le Brexit doux est désormais accepté par la population. Cette option de sortie de l'UE est également prônée par de nombreux membres du gouvernement de May», déclare l'experte. D'après un sondage du centre Survation, le vote sur les conditions de sortie de l'UE est soutenu par 53% des personnes interrogées, et 47% s'y opposent.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

Dossier:
Négociations sur le Brexit (2017) (148)

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Tags:
Brexit, Union européenne (UE), Commission européenne, Theresa May, Donald Trump, Japon, Royaume-Uni, Chine, États-Unis
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