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    L’hommage aux victimes de l’attentat de Nice. Archive photo

    UE: les limites du multiculturalisme

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    Traduction de la presse russe (juillet 2017) (61)
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    Cela fait un an jour pour jour que l’attentat de Nice a été commis, précédant de peu une série d'incidents ayant impliqué des migrants en Allemagne.

    Ces dates rappellent que l'intégration des migrants de pays musulmans à la société européenne reste problématique.

    Après ces incidents, l'UE a durci le contrôle de ses frontières extérieures et les mesures de sécurité dans certains États. En conséquence, le flux migratoire s'est considérablement réduit par rapport à l'an dernier. Les attentats ne se sont pas raréfiés pour autant, et parfois ils sont perpétrés par des individus nés en Europe ou qui y vivent depuis longtemps. On peut citer Berlin, Londres, Stockholm, Manchester, pour retenir les plus sanglants. Mais il y a eu bien d'autres.

    Ces attentats sont devenus possibles à cause d'une succession d'erreurs des autorités, qui ont été reconnues au plus haut niveau politique. La création de ghettos de migrants, la complaisance envers la situation dans les mosquées ou encore l'incapacité de lutter contre le recrutement a déjà entraîné des explosions et le ralliement de milliers de citoyens européens aux combats dans les rangs du groupe terroriste État islamique.

    Dans le même temps, le niveau de risque varie selon les pays de l'UE. La situation au Royaume-Uni est très menaçante. Rien que cette année, le pays a été secoué par deux attentats meurtriers à Londres (22 mars et 4 juin) et pendant un concert à Manchester (22 mai). Le pays a été victime de la politique des «portes ouvertes» à ceux qui étaient persécutés dans leur pays d'origine. Ainsi, l'attentat de Manchester a été commis par le fils d'un homme qui risquait la peine de mort en Libye à l'époque de Kadhafi.

    La situation est tout aussi difficile en France, comme en témoignent les attentats de Paris du 7 janvier et du 13 novembre 2015, les événements à Nice et bien d'autres incidents de moindre gravité. A première vue, la composition de la population immigrée en France est plus simple: les ressortissants algériens, marocains et tunisiens représentent la majeure partie des musulmans locaux, et sont moins religieux que les Pakistanais britanniques. Mais les problèmes ne manquent pas.

    Cela pourrait être dû au nombre de musulmans en France — le plus élevé en Europe occidentale (près de 10%). Plusieurs banlieues de Paris et de Marseille, par exemple, sont déjà devenues majoritairement arabes, la police et les forces de sécurité sont incapables de tenir toute la situation sous contrôle. Et aujourd'hui de nombreuses villes françaises sont devenues dangereuses.

    Le troisième pays figurant sur la liste des pays d'Europe les plus vulnérables est la Belgique, en tête sur le continent concernant le nombre de citoyens par habitant (700 personnes) ayant rejoint les rangs de Daech. Ce danger résulte essentiellement de l'extrême faiblesse de l'État belge. La séparation entre les Wallons et les Flamands a entraîné l'apparition de plusieurs directions de police se doublant les unes les autres et ne contrôlant pas réellement la situation. Au final, tout s'est soldé par l'attentat du 22 mars 2016 à Bruxelles. Il est à noter également que les pistes des attentats parisiens mènent à la commune belge de Molenbeek, baptisée «capitale du djihad européen».

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (juillet 2017) (61)

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    Tags:
    multiculturalisme, Attentat de Nice (2016), Union européenne (UE)
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