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    A man looks at his phone on the corniche in the Qatari capital Doha on July 2, 2017.

    Le Quartet arabe réduit ses exigences envers le Qatar

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    Les quatre pays arabes qui ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar et se trouvent à la tête du boycott contre Doha n'insistent plus sur l'accomplissement de 13 exigences formulées le mois dernier sous forme d'ultimatum.

    Désormais, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis (EAU), le Bahreïn et l'Égypte veulent seulement que Doha respecte six principes généraux.

    Selon la déclaration faite par les diplomates du Quartet devant des journalistes à l'Onu, ces six exigences impliquent notamment l'engagement du Qatar à combattre le terrorisme et l'extrémisme, ainsi qu'à cesser les provocations et les incitations, écrit le site d'information Newsru.com.

    D'après le quotidien américain The New York Times les six principes en question sont la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme, le refus d'accorder une aide financière et une couverture aux organisations terroristes, l'exigence de cesser d'inciter à la haine et à la violence, ainsi que la non-ingérence dans les affaires intérieures d'autres pays.

    Comme l'a noté l'ambassadeur saoudien à l'Onu Abdallah al-Mouallimi, aucune concession n'est possible sur ces exigences même si les parties «sont prêtes à débattre des moyens de leur mise en œuvre».

    Jusqu'à présent, le Quartet exigeait également de fermer la chaîne Al Jazeera. «Cette condition n'est plus formulée de manière aussi catégorique, souligne Abdallah al-Mouallimi. Mais l'incitation à la haine et à la violence doit cesser inconditionnellement. S'il n'est possible d'y parvenir qu'en fermant Al Jazeera, alors qu'il en soit ainsi. Mais s'il est possible d'y arriver en préservant la chaîne, cela nous convient également. Le plus important est que l'objectif soit atteint».

    La Qatar, qui dément soutenir les terroristes, n'a pas encore réagi à cet assouplissement des exigences. Doha avait refusé de se plier à l'ultimatum imposé en juin, après quoi l'Arabie saoudite, les EAU, le Bahreïn et l'Égypte avaient annoncé l'annulation de leurs exigences imposées au Qatar. Ils avaient alors accusé ce dernier de saper les tentatives de régler la crise diplomatique, ce qui confirmerait — selon eux — le «lien de Doha avec les terroristes».

    Le 22 juin le Bahreïn, les EAU, l'Arabie saoudite et l'Égypte ont soumis au Qatar une liste de 13 conditions pour rétablir les relations diplomatiques. Il y était question, entre autres, de la rupture des relations avec l'Iran, de la fermeture de la chaîne Al Jazeera, de la suspension de la coopération militaire avec la Turquie et de la suppression de la base turque à Doha. 10 jours étaient impartis au Qatar pour remplir ces exigences. Ce dernier a immédiatement qualifié les conditions «d'irréalistes» et a appelé à les modifier. Les pays arabes ont refusé de se plier aux exigences de Doha. Par la suite, l'ultimatum a été prolongé de deux jours.

    Ces quatre pays arabes ont annoncé la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar début juin. Doha était accusé de soutenir le terrorisme et l'idéologie extrémiste, ainsi que de politique hostile et d'ingérence dans les affaires intérieures des pays arabes. Le Qatar a balayé toutes ces accusations.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Tags:
    ultimatum, diplomatie, Qatar
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