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Traduction de la presse russe (juillet 2017) (61)
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Le Parlement européen va étudier une résolution proposée par la fraction Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) appelant à décréter des sanctions contre les pays baltes qui autorisent de plus en plus fréquemment des manifestations et des marches néonazies.

La nouvelle a été annoncée par un membre de la fraction, Jiří Maštálka, vice-président du Comité du Parlement européen pour les relations avec la Russie.

La fraction GUE/NGL exige que Bruxelles condamne les activités qui font la propagande de l'idéologie nazie, et décrète des sanctions économiques contre les pays baltes qui soutiennent ces actions. Jiří Maštálka souligne que cette résolution sera présentée au Parlement européen cet automne.

«Sanctionner les pays baltes via la Commission européenne est une mesure adéquate. Par exemple, ils pourraient être privés de fonds européens. Bruxelles ferme actuellement les yeux sur la montée en puissance des sentiments fascistes en Europe. Cela ne concerne pas seulement les pays baltes mais également l'Ukraine, a ajouté Jiří Maštálka. L'adoption de cette résolution nécessitera le soutien des députés d'autres groupes politiques. Cependant, même si elle n'était pas approuvée, notre initiative serait un geste politique notable. Car tous ceux qui refuseront de l'adopter devront argumenter leur position et expliquer pourquoi ils ne voient aucune menace dans le néonazisme.»

Les organisations antifascistes qui œuvrent dans les pays baltes soutiennent totalement cette initiative des députés européens. Janis Kuzins, chef de l'Association contre le nazisme, note que la mise en œuvre de telles initiatives sera évoquée prochainement à Budapest où se rencontreront les représentants des principaux partis européens de gauche.

«Les associations ont besoin de l'aide des forces politiques dans la lutte contre le renforcement permanent des positions des radicaux de droite. Par exemple, cette année, nous nous sommes adressés à l'ambassade d'Allemagne en Lettonie pour exiger des sanctions contre Riga. Mais nous n'avons reçu aucune réponse», note Janis Kuzins.

L'Estonie accueille notamment le rassemblement annuel des vétérans de la 20e division SS. Le 16 mars est organisée la marche des légionnaires SS en Lettonie, qui a réuni cette année près de 2.000 personnes. De plus, dans tous les pays baltes, la Journée de l'indépendance s'accompagne de marches aux flambeaux qui réunissent des milliers de personnes.

Les extrémistes de droite ont commencé à renforcer leurs positions dans les pays baltes après la chute de l'URSS. Le président du Comité antifasciste letton Joseph Koren souligne qu'après leur sortie de l'Union soviétique, les pays baltes se sont efforcés de se distancer de leur passé. Au final, les soldats soviétiques ont été qualifiés de criminels alors que les anciens collaborationnistes sont tout à coup devenus des libérateurs. Selon lui, ce problème touche avant tout la Lettonie dont certains représentants officiels participent à ce genre d'activités.

Joseph Koren note qu'après la chute de l'URSS, certaines organisations ont été soutenues par les Lettons qui avaient émigré en Amérique à la fin de la Seconde Guerre mondiale par crainte des représailles de la justice. Aujourd'hui, certains d'entre eux sont revenus et tentent de réhabiliter leurs parents qui ont combattu du côté de l'Allemagne nazie.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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Traduction de la presse russe (juillet 2017) (61)

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nazis, sanctions, Parlement européen, pays baltes
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