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    Nucléaire

    Qui déclenchera l'Armaguédon nucléaire ?

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    Traduction de la presse russe (septembre 2017) (71)
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    Pour la fondation Heritage, la politique de non-usage en premier de l'arme nucléaire est une «mauvaise idée».

    Le problème de l'abandon, par certains membres du club nucléaire, de la stratégie écartant la possibilité de lancer en premier une attaque nucléaire est depuis des années à l'ordre du jour dans de nombreux pays, qui tentent par tous les moyens de prévenir un Armageddon nucléaire pour les habitants de la planète, écrit vendredi le quotidien Nezavissimaïa gazeta. La presse américaine et internationale publie constamment des analyses favorables ou opposées à cet aspect de la politique nucléaire des États-Unis.

    Michaela Dodge par exemple, analyste de la fondation Heritage pour la défense et la stratégie politique, spécialisée dans la défense antimissile, la modernisation de l'arme nucléaire et le contrôle des armements, titrait récemment: «Certaines mauvaises idées sont comme des zombies, elles ne meurent jamais. L'une d'elles est de mettre en œuvre la politique de non-usage en premier de l'arme nucléaire.»

    Les médias américains publient régulièrement l'avis d'experts concernant le maintien du droit que se réserve Washington d'user en premier de l'arme nucléaire et d'effectuer une frappe nucléaire préventive. Michaela Dodge ne fait que reprendre les déclarations déjà faites par les experts qui s'opposent à l'abandon de la stratégie nucléaire américaine actuelle, qui implique que Washington peut tirer en premier ses missiles intercontinentaux nucléaires.

    Alors que les partisans du non-usage en premier de l'arme nucléaire sont convaincus que le respect rigoureux de ce principe sera un pas important vers la mise en place d'un monde sans arme nucléaire. Mais, affirme l'experte, leur optimisme est très éloigné de la réalité: «L'abandon de ce principe ferait que l'Amérique et ses alliés seraient encore moins protégés contre les attaques violentes et destructrices».

    D'après Michaela Dodge, ne pouvoir utiliser l'arme nucléaire qu'en représailles seulement après une frappe nucléaire contre l'Amérique n'est rien d'autre qu'un «oubli de l'expérience historique»: «Les USA ont utilisé en 1945 l'arme nucléaire pour mettre un terme à la guerre la plus destructrice de l'histoire, et ils ont réussi».

    La politique de non-usage en premier de l'arme nucléaire infligerait un sérieux préjudice à la sécurité des alliés des USA, notamment à ceux qui vivent dans les régions où le niveau de menace varie constamment. La Corée du Sud, le Japon et les pays européens de l'Otan reposent entièrement sur les capacités de l'Amérique à refréner les agresseurs nucléaires potentiels. Ils ne veulent pas être rayés de la carte par une arme conventionnelle ou nucléaire. Si l'Amérique reconnaissait définitivement que l'arme nucléaire permet de prévenir une vaste attaque utilisant les forces et les moyens conventionnels, comme l'a montré l'expérience acquise au tout début de l'ère nucléaire, toute tentative de détruire cette approche en tant que condition essentielle pour prévenir une nouvelle guerre mondiale ne contribuera certainement pas à l'intensification des efforts des alliés américains à chercher d'autres mesures pour assurer leur propre sécurité.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (septembre 2017) (71)
    Tags:
    nucléaire, OTAN, Corée du Nord, Corée du Sud, Washington
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